mercredi 25
avril 2012
posté le 24/2/2012 par Joseph Penet alias essais
CIEUX de Paris 19ème : dialogue inter-religieux et laïque
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CIEUX de Paris 19ème : dialogue inter-religieux et laïque
CIEUX de Paris 19ème : dialogue inter-religieux et laïque
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CIEUX de Paris 19ème : dialogue inter-religieux et laïque
CIEUX de Paris 19ème : dialogue inter-religieux et laïque
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CIEUX de Paris 19ème : dialogue inter-religieux et laïque
CIEUX de Paris 19ème : dialogue inter-religieux et laïque
Paris 19ème, Salle de conférence – 20, rue Edouard Pailleron
Les communautés participant au Cieux de Paris 19ème, dialoguent avec les personnes de bonne volonté, croyantes non-pratiquantes, agnostiques ou athées sur le thème : La fraternitéThème
La fraternité
A l’invitation de
• Alexandre Vigne, président de Cieux
Intervenants
• Joseph Penet, modérateur du dialogue
• Cheikh Diong Abou, imam au Foyer de Lorraine
• David Larre, Paroisse de Sainte-Colette
• Rabbin Haim Nisenbaum, rabbin à la synagogue et à l’école Beth Haya Mouchka
• Gérard Delemme, Sous-Diacre, paroisse Saint-Serge
• Rabbin Gabriel Hagaï, Vice-président de Cieux pour le Judaïsme
Un verre de l’amitié conclura la rencontre
mercredi 25
mai 2011
posté le 3/4/2011 par Joseph Penet alias essais
CIEUX de Paris 19ème : dialogue inter-religieux et laïque
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CIEUX de Paris 19ème : dialogue inter-religieux et laïque
CIEUX de Paris 19ème : dialogue inter-religieux et laïque
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CIEUX de Paris 19ème : dialogue inter-religieux et laïque
CIEUX de Paris 19ème : dialogue inter-religieux et laïque
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CIEUX de Paris 19ème : dialogue inter-religieux et laïque
CIEUX de Paris 19ème : dialogue inter-religieux et laïque
Paris 19ème, Foyer des travailleurs AFTAM – 13-15 rue de Lorraine
Les communautés participant au Cieux de Paris 19ème, dialoguent avec les personnes de bonne volonté, croyantes non-pratiquantes, agnostiques ou athées sur le thème : L’éducationThème
L’éducation
A l’invitation de
• Jacques Abecassis, Agent municipal
• Alexandre Vigne, président de Cieux
Intervenants
• Cheikh Achour, imam de la mosquée Abou Bakr (Belleville)
• Cheikh Diong Abou, imam au Foyer de Lorraine
• David Larre, Paroisse de Sainte-Colette
• Rabbin Haim Nisenbaum, rabbin à la synagogue et à l’école Beth Haya Mouchka
• Gérard Delemme, Sous-Diacre, paroisse Saint-Serge
• Rabbin Gabriel Hagaï, Vice-président de Cieux pour le Judaïsme
• Alexandre Vigne, président de Cieux
• Cheikh Diong Abou, modérateur du dialogue
Un verre de l’amitié conclura la rencontre
mardi 15
juin 2010
posté le 3/3/2010 par Joseph Penet alias essais
Cieux de Paris 19ème : dialogue interreligieux et laïque
Cieux de Paris 19ème : dialogue interreligieux et laïque
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Cieux de Paris 19ème : dialogue interreligieux et laïque
Cieux de Paris 19ème : dialogue interreligieux et laïque
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Cieux de Paris 19ème : dialogue interreligieux et laïque
Cieux de Paris 19ème : dialogue interreligieux et laïque
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Cieux de Paris 19ème : dialogue interreligieux et laïque
Cieux de Paris 19ème : dialogue interreligieux et laïque
organisé par Cieux 19
Paris 19ème – 3, place de Joinville
Connaissez-vous l’histoire de l’implantation, dans le 19e arrondissement, des lieux de culte des diverses communautés juives, chrétiennes et musulmanes ?Cette rencontre est organisée avec le soutien de la Mairie, dans le cadre du 150 ème anniversaire de l’arrondissement. Son objectif : prendre conscience que la liberté de conviction et le pluralisme religieux, ont une longue histoire dans le 19e arrondissement, et que cette histoire est riche d’enseignements au service de la laïcité et du vivre ensemble.
Intervenants :
• père Bernard Quéruel, curé de Saint-Jacques-saint Christophe de la Villette (Accueil)
• Jean-Claude Casasnovas, responsable de la communauté laïque de Cieux 19 : « histoire de la laïcité dans le 19ème »
• Isabelle Crobeddu, paroissienne de Saint-Jacques-Saint Christophe : « les paroisses catholiques »
• Bertrand Dupré, paroissien de Saint-Pierre : « les Protestants luthériens dans l’arrondissement »
• Goran Sekulovski, professeur à l’Institut Saint-Serge : les orthodoxes et l’Institut Saint Serge
• André Touboul, directeur du complexe scolaire Beth Haya Mouchka : « la communauté juive et la Déportation »
• Jacques-Yves Bohbot, Vice-président du Consistoire central de France : le Consistoire de la IIème à la Vème République
• Cheikh Diong Abou, Imam de la salle de prière du foyer des travailleurs : « la communauté musulmane d’origine sub-saharienne »
• Larbi Kechat, recteur de la mosquée Addawa, Directeur du Centre Socio-Culturel de Paris, Paris 19ème : « la mosquée Addawa, centre Socio-Culturel de Paris : Ouverture et Complémentarité »
• Jacques Abecassis, Mairie de Paris, modérateur de la soirée
Communications, dialogue en petits groupes, réponse aux questions, verre de l’amitié (casher)
Thème
Mémoire, Histoire et Traditions dans le 19ème : 150 ans de diversité religieuse et laïque.
le droit à la liberté de pensée, de conscience, de religion ou de conviction
Déclaration des Nations Unies sur l’élimination de toutes les formes d’intolérance et de discrimination fondées sur la religion et la conviction
Intervenants
• Des historiens et des représentants des diverses communautés juives, chrétiennes et musulmanes, présenteront l’histoire de l’implantation de leurs lieux de culte et leurs traditions dans le 19e arrondissement.
Tous les participants, croyants, agnostiques ou athées seront, à cette occasion, invités à apporter leurs propres témoignages et leurs regards sur la place des communautés dans leur arrondissement et leurs diversités.
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mardi 11
mai 2010
posté le 18/10/2011 par Joseph Penet alias essais
Réunion d’organisation
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Réunion d’organisation
Réunion d’organisation
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Réunion d’organisation
Réunion d’organisation
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Réunion d’organisation
Réunion d’organisation
Paris 19ème, Institut Saint Serge
Réunion de Cieux à l’institut Saint Serge pour organiser la rencontre intercomunautaire du 15 juin.Étaient présents :
Archiprêtre Nikola Cernokrak, Doyen de l’Institut de théologie Saint-Serge
Alexandre Vigne, Président de CIEUX
Bernard Koch, chargé de communication et de coordination auprès de CIEUX
Nicole Lemoine-Spinneweber, trésorière de CIEUX
Solange Bord, déléguée auprès de CIEUX 11e de Serge Benhaim, Président de la synagogue Abravanel Paris 11e
Jacques Abecassis, représentant de la communauté juive du 19ème arrondissement
Anne Viry, coordinatrice de Cieux de Neuilly et chargée de communication
Joseph Penet, membre du conseil pastoral de Saint-Jacques-Saint-Christophe et coordinateur de Cieux 19e
Diong Abou, Iman de la salle de prière du foyer rue de Lorraine Paris 19e
Alassane Diaou, délégué et porte parole de l’imam du foyer de la rue de Lorraine
Dia Ousman, Doyen de la communauté du foyer de la rue de Lorraine
jeudi 5
novembre 2009
posté le 26/7/2009 par Joseph Penet alias essais
Cieux de Paris 19ème : rencontre interreligieuse et laïque
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Cieux de Paris 19ème : rencontre interreligieuse et laïque
Cieux de Paris 19ème : rencontre interreligieuse et laïque
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Cieux de Paris 19ème : rencontre interreligieuse et laïque
Cieux de Paris 19ème : rencontre interreligieuse et laïque
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Cieux de Paris 19ème : rencontre interreligieuse et laïque
Cieux de Paris 19ème : rencontre interreligieuse et laïque
organisé par Joseph Penet
Paris 19ème, Maison du combattant et des associations. Métro Bolivar ou Jaurès — bus 26, 75, 48 ou 60 (arrêt Mairie du 19e) – 20, rue Edouard Pailleron.
Les communautés du 19ème arrondissement dialoguent sur la valeur du mot « Accueillir » dans leur Livre Saint respectif et dans la vie quotidienne. Elles éclairent la dimension religieuse et laïque du « droit des individus et des groupes d’êtres différents, de se concevoir et d’être perçus comme tels » (Déclaration des Nations Unies sur la race et les préjugés raciaux).
lundi 2
novembre 2009
posté le 9/11/2009 par Joseph Penet alias essais
Cieux de Paris 19è : rencontre préparatoire laïque
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Cieux de Paris 19è : rencontre préparatoire laïque
Cieux de Paris 19è : rencontre préparatoire laïque
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Cieux de Paris 19è : rencontre préparatoire laïque
Cieux de Paris 19è : rencontre préparatoire laïque
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Cieux de Paris 19è : rencontre préparatoire laïque
Cieux de Paris 19è : rencontre préparatoire laïque
organisé par Jean-Claude Casasnovas
Paris 19ème – 145 rue de Crimée
Que vous soyez agnostiques, athées, non-pratiquants ou fidèles d’une communauté partenaire de Cieux 19ème, venez nombreux à la rencontre préparatoire laïque autour du thème de l’Accueil.
Cette rencontre est réalisée en vue du dialogue interreligieux et laïque du dimanche 5 novembre 2009 qui aura lieu de 19h30 à 22h00 à la Maison des associations du 19ème. Les participants des différentes communautés du 19e arrondissement de Paris dialogueront pour mieux approfondir le sens de l’Accueil dans le cadre du « droit des individus et des groupes d’êtres différents, de se concevoir et d’être perçus comme tels » (Déclaration des Nations Unies sur la race et les préjugés raciaux).
Cette rencontre est réalisée en vue du dialogue interreligieux et laïque du dimanche 5 novembre 2009 qui aura lieu de 19h30 à 22h00 à la Maison des associations du 19ème. Les participants des différentes communautés du 19e arrondissement de Paris dialogueront pour mieux approfondir le sens de l’Accueil dans le cadre du « droit des individus et des groupes d’êtres différents, de se concevoir et d’être perçus comme tels » (Déclaration des Nations Unies sur la race et les préjugés raciaux).
jeudi 15
octobre 2009
posté le 9/10/2009 par Joseph Penet alias essais
Cieux de Paris 19è : rencontre préparatoire chrétienne
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Cieux de Paris 19è : rencontre préparatoire chrétienne
Cieux de Paris 19è : rencontre préparatoire chrétienne
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Cieux de Paris 19è : rencontre préparatoire chrétienne
Cieux de Paris 19è : rencontre préparatoire chrétienne
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Cieux de Paris 19è : rencontre préparatoire chrétienne
Cieux de Paris 19è : rencontre préparatoire chrétienne
organisé par Joseph Penet
Paris 19ème, A l’arrière de l’église Saint-Jacques Saint-Christophe – 3, place de Joinville
Les fidèles catholiques, protestants et orthodoxes du 19è, préparent ensemble la rencontre interreligieuse et laïque du 5 novembre.
Thème : le « droit des individus et des groupes d’êtres différents, de se concevoir et d’être perçus comme tels » (Déclaration des Nations Unies sur la race et les préjugés raciaux).
Venez nombreux à la Célébration œcuménique présidée par le père Bernard Quéruel, pour approfondir le mot « Accueillir » dans la Bible.
Thème : le « droit des individus et des groupes d’êtres différents, de se concevoir et d’être perçus comme tels » (Déclaration des Nations Unies sur la race et les préjugés raciaux).
Venez nombreux à la Célébration œcuménique présidée par le père Bernard Quéruel, pour approfondir le mot « Accueillir » dans la Bible.
dimanche 7
juin 2009
posté le 29/3/2009 par Joseph Penet alias essais
Cieux de Paris 19ème : rencontre inter-communautaire
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Cieux de Paris 19ème : rencontre inter-communautaire
Cieux de Paris 19ème : rencontre inter-communautaire
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Cieux de Paris 19ème : rencontre inter-communautaire
Cieux de Paris 19ème : rencontre inter-communautaire
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Cieux de Paris 19ème : rencontre inter-communautaire
Cieux de Paris 19ème : rencontre inter-communautaire
organisé par Joseph Penet
Paris 19ème, 3 place de Joinville 75019 Paris
Les communautés religieuses et laïques du 19ème dialoguent sur la prévenance, pour mettre en évidence l’apport des traditions religieuses et humanistes au droit à la paix.
lundi 25
mai 2009
posté le 18/10/2011 par Joseph Penet alias essais
Rencontre préparatoire chrétienne
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Rencontre préparatoire chrétienne
Rencontre préparatoire chrétienne
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Rencontre préparatoire chrétienne
Rencontre préparatoire chrétienne
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Rencontre préparatoire chrétienne
Rencontre préparatoire chrétienne
Paris 19ème, Eglise Saint-Pierre, – 55 rue Manin
2ème Rencontre préparatoire chrétienne. Présidée par Brice Nzaou, président de la communauté luthérienne de la paroisse Saint-Pierre. Thème : « la prévenance » (et ses synonymes : attention, avenant, considération, bienveillant, bon, égards, estime, préférence, respect, serviable, soins…). Droit proclamé : le droit sacré à la paix (Déclaration des Nations Unies sur le droit des peuples à la paix).Thème
La prévenance
lundi 30
mars 2009
posté le 8/7/2011 par Joseph Penet alias essais
1ère rencontre préparatoire chrétienne
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1ère rencontre préparatoire chrétienne
1ère rencontre préparatoire chrétienne
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1ère rencontre préparatoire chrétienne
1ère rencontre préparatoire chrétienne
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1ère rencontre préparatoire chrétienne
1ère rencontre préparatoire chrétienne
Paris 19ème, Saint-Jacques-Saint Christophe – 3 place de Joinville
Thème
La prévenance
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Cieux de Paris 19ème
Cieux de Paris 19ème
Date de création et informations
Historique des mandats [1]
Rencontre préparatoire [4]
lundi 30 mars 2009
1ère rencontre préparatoire chrétienne
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lundi 25 mai 2009
Rencontre préparatoire chrétienne
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jeudi 15 octobre 2009
Cieux de Paris 19è : rencontre préparatoire chrétienne
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lundi 2 novembre 2009
Cieux de Paris 19è : rencontre préparatoire laïque
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Rencontre inter-communautaire [4]
dimanche 7 juin 2009
Cieux de Paris 19ème : rencontre inter-communautaire
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jeudi 5 novembre 2009
Cieux de Paris 19ème : rencontre interreligieuse et laïque
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mercredi 25 mai 2011
CIEUX de Paris 19ème : dialogue inter-religieux et laïque
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mercredi 25 avril 2012
CIEUX de Paris 19ème : dialogue inter-religieux et laïque
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vendredi 27
avril 2012
posté le 27/4/2012 par Joseph Penet alias essais
CIEUX de Paris 19ème : dialogue inter-religieux et laïque
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CIEUX de Paris 19ème : dialogue inter-religieux et laïque
CIEUX de Paris 19ème : dialogue inter-religieux et laïque
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CIEUX de Paris 19ème : dialogue inter-religieux et laïque
CIEUX de Paris 19ème : dialogue inter-religieux et laïque
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CIEUX de Paris 19ème : dialogue inter-religieux et laïque
CIEUX de Paris 19ème : dialogue inter-religieux et laïque
Paris 19ème, Salle de conférence – 20, rue Edouard Pailleron
Les communautés participant au Cieux de Paris 19ème, dialoguent avec les personnes de bonne volonté, croyantes non-pratiquantes, agnostiques ou athées sur le thème : La fraternitéThème
La fraternité
A l’invitation de
• Alexandre Vigne, président de Cieux
Intervenants
• Joseph Penet, modérateur du dialogue
• Cheikh Diong Abou, imam au Foyer de Lorraine
• David Larre, Paroisse de Sainte-Colette
• Rabbin Haim Nisenbaum, rabbin à la synagogue et à l’école Beth Haya Mouchka
• Gérard Delemme, Sous-Diacre, paroisse Saint-Serge
• Rabbin Gabriel Hagaï, Vice-président de Cieux pour le Judaïsme
Un verre de l’amitié conclura la rencontre
Communications de la communauté
— catholique
— juive
—
Les communautés participant au Cieux de Paris 19ème, dialoguent avec les personnes de bonne volonté, croyantes non-pratiquantes, agnostiques ou athées sur le thème : La fraternité
Communications de la communauté [catholique]
Intervention de David Larre, Professeur de Philosophie, Paroisse catholique Sainte-Colette
1. La fraternité charnelle
Etre frères, ou frère et sœur, c’est dans la Bible, sortir du même sein maternel (Gn 4, 1 et 2), et les premiers frères désignés sont Caïn et Abel. La révélation biblique indique que l’engendrement biologique trouve son accomplissement avec Dieu : « J’ai formé un homme avec l’aide de l’Eternel », dit Eve à la naissance de Caïn. Dieu participe mystérieusement à l’engendrement naturel de l’homme. La fraternité charnelle est alors l’occasion de se reconnaître une origine commune, une filiation nourrissant l’intimité des liens, la nature étant habitée par la grâce. Mais la révélation biblique indique d’emblée que ces liens tissés d’amour sont aussi susceptibles d’être entachés par la haine ou l’envie. Le récent film de Terrence Malick, primé de la palme à Cannes en 2011, L’Arbre de Vie, illustre assez bien ce que peut être l’ambivalence de la fraternité charnelle : plaisir d’une vie en commun, solidarité dans le jeu, évidence de l’adversité, tentation de la jalousie, culpabilité face à la mort du proche. Une illustration de plus de la rivalité non réciproque ressenti par Caïn par rapport à son frère Abel. La question divine : « qu’as-tu fait » (de ton frère) ? (Gn, 4, 9), retentit alors incessamment dans nos vies humaines, réveillant un mélange de responsabilité et de culpabilité que la réponse sous forme de question de Caïn met en évidence : « suis-le gardien de mon frère ? » (Gn, Ibid.). Si cela veut dire : dois-je surveiller ses faits et gestes, la réponse est non, s’il s’agit de savoir si j’ai une responsabilité, elle ne peut être que : oui.
Dans une extension du sens du mot fraternité qui ne retient que son aspect le plus positif, être frères (et sœurs) renvoie à la reconnaissance de son appartenance à une même famille (comme Abram et Lot, Gn 13, 8), une même tribu ou un même peuple, ou à l’identification d’un même ancêtre (Edom et Israël, Dt 2, 4 ; Amos 1, 11). La famille élargie accueille alors des frères qui ne sont pas du même sang, mais se reconnaissent comme liés par le passé, le présent et l’avenir, à travers une alliance scellée continûment par Dieu. Les fils et filles d’Abraham que nous sommes ne peuvent que reconnaître, à travers la foi en un Dieu unique, l’existence et l’autorité de ces rapports fraternels. Et la Bible résonne encore des injonctions à préserver l’amour fraternel : « Tu ne haïras pas ton frère dans ton coeur ; tu auras soin de reprendre ton prochain ; tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Lév. 19, 17 sq) ; « Ah, qu’il est doux pour des frères de demeurer ensemble » (Ps 133, 1). Mais ce sceau divin ne suffit pas pour établir un monde réellement fraternel ; nous le savons douloureusement à travers l’histoire des peuples et certains faits divers récents : les frères peuvent se considérer ou se traiter comme des ennemis, et passer de l’envie à la haine, de la haine au meurtre.
2. La fraternité spirituelle en Christ
La foi chrétienne nous fait considérer radicalement la sortie de la lutte fratricide, et l’horizon d’une fraternité universelle comme issues de la grâce de Dieu et de notre collaboration à cette grâce. C’est parce que nous croyons en un Dieu incarné, mort par amour pour les hommes et ressuscité, que nous concevons les liens fraternels dans leur plus grande extension, le Christ appelant tout homme à entrer dans son Salut. Dans le Nouveau Testament, c’est Jésus lui-même qui prend l’initiative d’appeler ses disciples « frères » : à Marie de Magdala, après la résurrection, il dit : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers mon Père, mais va trouver mes frères et dis leur que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu » (Jn, 20, 17). Et les épîtres de Paul construisent pour nous la compréhension du mystère d’une fraternité spirituelle, et non plus charnelle : Jésus-Christ est le Fils unique du Père, dont l’amour, vainqueur de la mort, nous introduit dans une relation de filiation en esprit à un Dieu reconnu comme Père, celui que l’évangile de Matthieu appelle Notre Père (Mt, 6, 9-13) : « Ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin que son Fils fût le premier né d’entre les frères ». Nous sommes donc frères non pas selon une filiation issue de la chair renvoyant à Abraham, mais plus fondamentalement selon une foi au Christ et l’action salvifique de ce dernier qui nous donne une naissance nouvelle que signifie pour nous le baptême. Animés par cet esprit filial, les chrétiens ne se regardent donc pas comme les seuls héritiers, car ils sont porteurs d’un témoignage qui vient plus loin d’eux et rayonnent au-delà d’eux.
Dès lors, le regard du chrétien devrait toujours être habité par cette capacité de voir en tout autre homme un frère, ainsi que de voir en tout homme l’action de l’esprit fraternel. L’Encyclique Deus caritas (Benoît XVI, 2005) l’indique : la relation fraternelle est «une condition de l’existence humaine qui révèle l’autre humain comme mon semblable » (d’après Christine Gilbert, La Croix, 1er avril 2012), qui le fait regarder comme nécessaire à ma propre vie, et qui me pousse à lui donner la mienne. Et si l’on se réfère à l’autorité des Evangiles, c’est quelqu’un qui appartient à une communauté déconsidérée, le samaritain, qui nous donne l’exemple de la relation faternelle : Luc, 10, 25-37. Un homme détroussé par des brigands est laissé pour mort sur un chemin, un prêtre et un lévite passent qui ne s’en occupent pas. Puis vient un Samaritain, qui, ému de compassion, le soigne, le conduit sur sa monture, lui fait donner l’hospitalité. Le Samaritain est un manifeste vivant de fraternité qui en montre la part à la fois sensible et active. Le frère, c’est pour lui, le prochain, celui qui dans sa détresse m’appelle à me faire proche de lui. C’est là presque une injonction morale. Je ne sais si Emmanuel Lévinas, grand philosophe juif français de la seconde moitié du XXe siècle, a étudié ce texte, mais ce dernier me semble exprimer ce qu’il envisage comme la responsabilité que nous avons de l’homme autre homme, notamment souffrant et vulnérable. Dans Autrement qu’être (ou au-delà de l’essence), le philosophe écrit que trouver en autrui mon prochain m’engage dans « une relation de parenté en dehors de toute biologie, « contre toute logique » (chapitre « la proximité », p. 138), et fait que, sans que j’y réfléchisse ou que je le décrète, le prochain devient mon frère par la responsabilité que je prends de lui. Il ajoute : « « la fraternité précède ici la communauté de genre. Ma relation avec autrui en tant que prochain donne le sens à mes relations avec tous les autres ». Il y aurait donc une communauté humaine originelle, non biologique, spirituelle donc, qui me fait recevoir tout autre comme frère dans une relation éthique.
Voir par ailleurs le commentaire de cette parabole par Benoît XVI dans Deus caritas :
« La parabole du bon Samaritain (cf. Lc 10, 25-37) permet surtout de faire deux grandes clarifications. Tandis que le concept de “prochain” se référait jusqu’alors essentiellement aux membres de la même nation et aux étrangers qui s’étaient établis dans la terre d’Israël, et donc à la communauté solidaire d’un pays et d’un peuple, cette limitation est désormais abolie. Celui qui a besoin de moi et que je peux aider, celui-là est mon prochain. Le concept de prochain est universalisé et reste cependant concret. Bien qu’il soit étendu à tous les hommes, il ne se réduit pas à l’expression d’un amour générique et abstrait, qui en lui-même engage peu, mais il requiert mon engagement concret ici et maintenant ».
3. La fraternité dans un horizon républicain et interreligieux
Ce n’est certes pas un hasard si la pensée révolutionnaire (Robespierre, dès 1790, dans un discours non publié), puis la IIIème République ont repris la notion de fraternité pour la mettre à l’égal des deux autres valeurs de liberté et d’égalité dans notre devise. La fraternité renvoyait tout d’abord à ceux, Français ou étrangers, qui luttaient pour le nouvel ordre politique : « la fraternité avait pleine vocation à embrasser tous ceux qui, français mais aussi étrangers, luttaient pour l’avènement ou le maintien de la liberté et de l’égalité » [ réf. ]. Autant la liberté et l’égalité renvoient aux droits politiques acquis à défendre, autant la fraternité renvoie à une valeur proprement morale qui est pourtant exigible pour que les citoyens prennent possession de ces droits. A la fin des Deux Sources de la morale et de la religion (1927), Henri Bergson considérait d’ailleurs que « [la démocratie] proclame la liberté, réclame l’égalité et réconcilie ces deux sœurs ennemies en leur rappelant qu’elles sont sœurs, en mettant au-dessus de tout la fraternité. Qu’on prenne de ce biais la devise républicaine, on trouvera que le troisième terme lève la contradiction si souvent signalée entre les deux autres, et que la fraternité est l’essentiel : ce qui permettrait de dire que la démocratie est d’essence évangélique, et qu’elle a pour moteur l’amour ». Tout en étant philosophe, il relève l’ancrage spirituel de l’idée de fraternité, et insiste sur son caractère de lien synthétique et pacificateur entre les exigences parfois difficilement compatibles de liberté et d’égalité. La liberté ne peut se transformer en licence sous peine de déborder sur autrui, nié comme prochain (La où l’on fait ce qui plaît, on fait souvent ce qui déplaît à d’autres, pour paraphraser Rousseau, dans les Lettres écrites de la montagne). La loi qui met à égalité tempère et limite de façon réciproque les libertés. Mais l’égalité stricte se transforme en uniformité aliénante si chacun ne peut investir l’espace commun selon son initiative. Entre les deux, la fraternité établit un lien privilégié de sollicitude (pour reprendre le terme de Paul Ricoeur) qui aide à tempérer les débordements de la liberté et à assouplir la rigueur de l’égalité.
Mais, nous le savons, la fraternité est peut-être la plus fragile des trois précisément en ce qu’elle fait appel à la bonne volonté individuelle, car il n’est pas établi de devoir politique ou social de fraternité. En tant que valeur, elle reste un idéal à défendre, elle demande donc des hommes et des femmes pour la défendre en se mettant au service de leurs frères et sœurs en humanité, soit dans une pleine conscience de la source divine de l’amour fraternel, soit si cette conscience fait défaut, dans le recueil de ce qui se joue de plus respectable entre les hommes : la reconnaissance d’une dignité pour tous, pour toute personne (le catholicisme précisant : toute personne dès sa conception). Se plaindre que ce soit une valeur républicaine partout insuffisamment vécue, ou mal incarnée dans nos institutions et nos représentants, n’est donc jamais suffisant, puisque nous sommes collectivement responsables de la réalité de la fraternité.
1. La fraternité charnelle
Etre frères, ou frère et sœur, c’est dans la Bible, sortir du même sein maternel (Gn 4, 1 et 2), et les premiers frères désignés sont Caïn et Abel. La révélation biblique indique que l’engendrement biologique trouve son accomplissement avec Dieu : « J’ai formé un homme avec l’aide de l’Eternel », dit Eve à la naissance de Caïn. Dieu participe mystérieusement à l’engendrement naturel de l’homme. La fraternité charnelle est alors l’occasion de se reconnaître une origine commune, une filiation nourrissant l’intimité des liens, la nature étant habitée par la grâce. Mais la révélation biblique indique d’emblée que ces liens tissés d’amour sont aussi susceptibles d’être entachés par la haine ou l’envie. Le récent film de Terrence Malick, primé de la palme à Cannes en 2011, L’Arbre de Vie, illustre assez bien ce que peut être l’ambivalence de la fraternité charnelle : plaisir d’une vie en commun, solidarité dans le jeu, évidence de l’adversité, tentation de la jalousie, culpabilité face à la mort du proche. Une illustration de plus de la rivalité non réciproque ressenti par Caïn par rapport à son frère Abel. La question divine : « qu’as-tu fait » (de ton frère) ? (Gn, 4, 9), retentit alors incessamment dans nos vies humaines, réveillant un mélange de responsabilité et de culpabilité que la réponse sous forme de question de Caïn met en évidence : « suis-le gardien de mon frère ? » (Gn, Ibid.). Si cela veut dire : dois-je surveiller ses faits et gestes, la réponse est non, s’il s’agit de savoir si j’ai une responsabilité, elle ne peut être que : oui.
Dans une extension du sens du mot fraternité qui ne retient que son aspect le plus positif, être frères (et sœurs) renvoie à la reconnaissance de son appartenance à une même famille (comme Abram et Lot, Gn 13, 8), une même tribu ou un même peuple, ou à l’identification d’un même ancêtre (Edom et Israël, Dt 2, 4 ; Amos 1, 11). La famille élargie accueille alors des frères qui ne sont pas du même sang, mais se reconnaissent comme liés par le passé, le présent et l’avenir, à travers une alliance scellée continûment par Dieu. Les fils et filles d’Abraham que nous sommes ne peuvent que reconnaître, à travers la foi en un Dieu unique, l’existence et l’autorité de ces rapports fraternels. Et la Bible résonne encore des injonctions à préserver l’amour fraternel : « Tu ne haïras pas ton frère dans ton coeur ; tu auras soin de reprendre ton prochain ; tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Lév. 19, 17 sq) ; « Ah, qu’il est doux pour des frères de demeurer ensemble » (Ps 133, 1). Mais ce sceau divin ne suffit pas pour établir un monde réellement fraternel ; nous le savons douloureusement à travers l’histoire des peuples et certains faits divers récents : les frères peuvent se considérer ou se traiter comme des ennemis, et passer de l’envie à la haine, de la haine au meurtre.
2. La fraternité spirituelle en Christ
La foi chrétienne nous fait considérer radicalement la sortie de la lutte fratricide, et l’horizon d’une fraternité universelle comme issues de la grâce de Dieu et de notre collaboration à cette grâce. C’est parce que nous croyons en un Dieu incarné, mort par amour pour les hommes et ressuscité, que nous concevons les liens fraternels dans leur plus grande extension, le Christ appelant tout homme à entrer dans son Salut. Dans le Nouveau Testament, c’est Jésus lui-même qui prend l’initiative d’appeler ses disciples « frères » : à Marie de Magdala, après la résurrection, il dit : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers mon Père, mais va trouver mes frères et dis leur que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu » (Jn, 20, 17). Et les épîtres de Paul construisent pour nous la compréhension du mystère d’une fraternité spirituelle, et non plus charnelle : Jésus-Christ est le Fils unique du Père, dont l’amour, vainqueur de la mort, nous introduit dans une relation de filiation en esprit à un Dieu reconnu comme Père, celui que l’évangile de Matthieu appelle Notre Père (Mt, 6, 9-13) : « Ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin que son Fils fût le premier né d’entre les frères ». Nous sommes donc frères non pas selon une filiation issue de la chair renvoyant à Abraham, mais plus fondamentalement selon une foi au Christ et l’action salvifique de ce dernier qui nous donne une naissance nouvelle que signifie pour nous le baptême. Animés par cet esprit filial, les chrétiens ne se regardent donc pas comme les seuls héritiers, car ils sont porteurs d’un témoignage qui vient plus loin d’eux et rayonnent au-delà d’eux.
Dès lors, le regard du chrétien devrait toujours être habité par cette capacité de voir en tout autre homme un frère, ainsi que de voir en tout homme l’action de l’esprit fraternel. L’Encyclique Deus caritas (Benoît XVI, 2005) l’indique : la relation fraternelle est «une condition de l’existence humaine qui révèle l’autre humain comme mon semblable » (d’après Christine Gilbert, La Croix, 1er avril 2012), qui le fait regarder comme nécessaire à ma propre vie, et qui me pousse à lui donner la mienne. Et si l’on se réfère à l’autorité des Evangiles, c’est quelqu’un qui appartient à une communauté déconsidérée, le samaritain, qui nous donne l’exemple de la relation faternelle : Luc, 10, 25-37. Un homme détroussé par des brigands est laissé pour mort sur un chemin, un prêtre et un lévite passent qui ne s’en occupent pas. Puis vient un Samaritain, qui, ému de compassion, le soigne, le conduit sur sa monture, lui fait donner l’hospitalité. Le Samaritain est un manifeste vivant de fraternité qui en montre la part à la fois sensible et active. Le frère, c’est pour lui, le prochain, celui qui dans sa détresse m’appelle à me faire proche de lui. C’est là presque une injonction morale. Je ne sais si Emmanuel Lévinas, grand philosophe juif français de la seconde moitié du XXe siècle, a étudié ce texte, mais ce dernier me semble exprimer ce qu’il envisage comme la responsabilité que nous avons de l’homme autre homme, notamment souffrant et vulnérable. Dans Autrement qu’être (ou au-delà de l’essence), le philosophe écrit que trouver en autrui mon prochain m’engage dans « une relation de parenté en dehors de toute biologie, « contre toute logique » (chapitre « la proximité », p. 138), et fait que, sans que j’y réfléchisse ou que je le décrète, le prochain devient mon frère par la responsabilité que je prends de lui. Il ajoute : « « la fraternité précède ici la communauté de genre. Ma relation avec autrui en tant que prochain donne le sens à mes relations avec tous les autres ». Il y aurait donc une communauté humaine originelle, non biologique, spirituelle donc, qui me fait recevoir tout autre comme frère dans une relation éthique.
Voir par ailleurs le commentaire de cette parabole par Benoît XVI dans Deus caritas :
« La parabole du bon Samaritain (cf. Lc 10, 25-37) permet surtout de faire deux grandes clarifications. Tandis que le concept de “prochain” se référait jusqu’alors essentiellement aux membres de la même nation et aux étrangers qui s’étaient établis dans la terre d’Israël, et donc à la communauté solidaire d’un pays et d’un peuple, cette limitation est désormais abolie. Celui qui a besoin de moi et que je peux aider, celui-là est mon prochain. Le concept de prochain est universalisé et reste cependant concret. Bien qu’il soit étendu à tous les hommes, il ne se réduit pas à l’expression d’un amour générique et abstrait, qui en lui-même engage peu, mais il requiert mon engagement concret ici et maintenant ».
3. La fraternité dans un horizon républicain et interreligieux
Ce n’est certes pas un hasard si la pensée révolutionnaire (Robespierre, dès 1790, dans un discours non publié), puis la IIIème République ont repris la notion de fraternité pour la mettre à l’égal des deux autres valeurs de liberté et d’égalité dans notre devise. La fraternité renvoyait tout d’abord à ceux, Français ou étrangers, qui luttaient pour le nouvel ordre politique : « la fraternité avait pleine vocation à embrasser tous ceux qui, français mais aussi étrangers, luttaient pour l’avènement ou le maintien de la liberté et de l’égalité » [ réf. ]. Autant la liberté et l’égalité renvoient aux droits politiques acquis à défendre, autant la fraternité renvoie à une valeur proprement morale qui est pourtant exigible pour que les citoyens prennent possession de ces droits. A la fin des Deux Sources de la morale et de la religion (1927), Henri Bergson considérait d’ailleurs que « [la démocratie] proclame la liberté, réclame l’égalité et réconcilie ces deux sœurs ennemies en leur rappelant qu’elles sont sœurs, en mettant au-dessus de tout la fraternité. Qu’on prenne de ce biais la devise républicaine, on trouvera que le troisième terme lève la contradiction si souvent signalée entre les deux autres, et que la fraternité est l’essentiel : ce qui permettrait de dire que la démocratie est d’essence évangélique, et qu’elle a pour moteur l’amour ». Tout en étant philosophe, il relève l’ancrage spirituel de l’idée de fraternité, et insiste sur son caractère de lien synthétique et pacificateur entre les exigences parfois difficilement compatibles de liberté et d’égalité. La liberté ne peut se transformer en licence sous peine de déborder sur autrui, nié comme prochain (La où l’on fait ce qui plaît, on fait souvent ce qui déplaît à d’autres, pour paraphraser Rousseau, dans les Lettres écrites de la montagne). La loi qui met à égalité tempère et limite de façon réciproque les libertés. Mais l’égalité stricte se transforme en uniformité aliénante si chacun ne peut investir l’espace commun selon son initiative. Entre les deux, la fraternité établit un lien privilégié de sollicitude (pour reprendre le terme de Paul Ricoeur) qui aide à tempérer les débordements de la liberté et à assouplir la rigueur de l’égalité.
Mais, nous le savons, la fraternité est peut-être la plus fragile des trois précisément en ce qu’elle fait appel à la bonne volonté individuelle, car il n’est pas établi de devoir politique ou social de fraternité. En tant que valeur, elle reste un idéal à défendre, elle demande donc des hommes et des femmes pour la défendre en se mettant au service de leurs frères et sœurs en humanité, soit dans une pleine conscience de la source divine de l’amour fraternel, soit si cette conscience fait défaut, dans le recueil de ce qui se joue de plus respectable entre les hommes : la reconnaissance d’une dignité pour tous, pour toute personne (le catholicisme précisant : toute personne dès sa conception). Se plaindre que ce soit une valeur républicaine partout insuffisamment vécue, ou mal incarnée dans nos institutions et nos représentants, n’est donc jamais suffisant, puisque nous sommes collectivement responsables de la réalité de la fraternité.
David Larre
Les communautés participant au Cieux de Paris 19ème, dialoguent avec les personnes de bonne volonté, croyantes non-pratiquantes, agnostiques ou athées sur le thème : La fraternité
Communications de la communauté [juive]
Fraternité – Altérité et Similitude
Alors que le concept de fraternité est important dans le judaïsme, le mot aḥawa (fraternité) n’apparaît qu’une seule fois dans toute la Bible hébraïque (Zac. XI, 14), à propos de la « fraternité entre Juda et Israël ». Le terme est aussi présent dans la dernière des sept bénédictions récitées sur une coupe de vin à l’occasion d’un mariage : « Tu es source de bénédiction, ô Éternel, notre Dieu, Roi du monde, qui a créé la joie (sâsôn) et la gaieté (simḥa), l’époux (ḥâtân) et l’épouse (kalla), la liesse (gîla) et l’allégresse (rinna), l’amour (ahava) et la fraternité (aḥawa), la paix (shâlôm) et l’amitié (ré‘ût). […] » Nous y reviendrons plus bas.
Dans la Tôra, le lien de fraternité – exprimé par l’utilisation du mot âḥ (frère) ou âḥôt (sœur) – est plus que celui de parenté, c’est celui qui unit tous le peuple d’Israël. Âḥ est souvent synonyme de réa‘ (ami, prochain), comme dans (Deut. XXII, 1) : « Tu ne verras pas le bœuf ou la brebis de ton frère égarés et te soustrairas d’eux ; […] » Le sens ici étant évidemment plus large que celui de frère de sang uniquement, ainsi que l’ont compris les codificateurs de la Halâkha (loi juive) dans le Talmud (Bâva Qamma 113b).
Le bien-aimé du Cantique des Cantiques s’adresse fréquemment à sa bien-aimée en disant aḥôtî (ma sœur). Cela rejoint la symbolique du frère et de la sœur utilisée par la Qabbala (la mystique juive) pour représenter certaines étapes du Chemin spirituel de l’Homme. Cette union cosmique du principe masculin avec le féminin, de l’épanchant avec le recevant (par rapport au flux [shefa‘] divin), dans l’égalité horizontale absolue. Propos résonnant avec le concept mystique de partenariat divin de l’Homme en tant que co-créateur, déjà rapporté par le Talmud (T. Shabbat 119b, 10a, etc.), et essentiel pour les traditions qabbalistiques. Ainsi que l’exprime la Mishna, au nom de Rabban [notre maître] Gamlî’él (Mishna Avôt II, 4) : « Fais tienne Sa volonté afin qu’Il fasse Sienne ta volonté. » Nous devons réaliser notre nature divine en l’embrassant pleinement. Nous devenons alors des êtres divins dont toutes les actions correspondent au plan prévu par Dieu pour Sa création. Notre volonté et la Sienne ne font plus qu’une. L’Amant, l’Aimé et l’Amour ne font plus qu’Un dans l’Absolu.
Pour dire « l’un à l’autre », l’hébreu dit littéralement « un homme à son frère (îsh èl-âḥîw) » (ou au féminin « une femme à sa sœur (išša èl-aḥôtâh) »), comme dans (Ex. XVI, 15 ; à propos de la manne) : « Les enfants d’Israël virent et dirent l’un à l’autre (litt. “un homme à son frère”)… » Cette tournure est même employée pour les objets, comme dans (Ex. XXVI, 3) : « Cinq des tentures seront attachées l’une à l’autre (ici litt. “une femme à sa sœur” ; yerî‘a [tenture] étant aussi féminin en hébreu)… » Il faut préciser ici que l’utilisation de la fraternité dans ce contexte, même à propos d’objets, n’est qu’un usage langagier propre à l’hébreu, et n’implique en rien un amalgame des concepts d’animé et d’inanimé dans la Bible.
Pour la Tôra, la fraternité est donc ce lien de similarité qui nous unit à l’autre ; similarité de sang tout d’abord, mais aussi de droits et de devoirs quant à notre rôle dans ce monde. Tous les êtres qui se ressemblent, fussent-ils même des objets (comme nous l’avons vu plus haut), sont liés par un rapport de fraternité. Les histoires de fraternité ratée dans la Bible (Caïn et Abel, Esaü et Jacob, Joseph et ses frères, etc.) nous donnent les clefs pour comprendre comment réussir cette aḥawa : l’acceptation du frère ; l’acceptation de la différence de cet autre qui nous ressemble tant. La fraternité devient alors une vertu, une qualité positive, une station sur la Voie de réalisation de la créature vers son Créateur. Etre frère, c’est être semblable tout en étant différent. L’altérité de notre frère, au lieu de nous agresser, doit nous enrichir à tous les niveaux.
C’est là incidemment l’une des leçons morales (derâsh) que nous enseigne le Yibbûm (Lévirat), par lequel le frère vivant peut continuer la lignée du frère défunt en épousant sa veuve. Tous les êtres qui partagent un lien de fraternité participent d’une seule et même nature au-delà de leurs différences apparentes.
Approfondissant la direction donnée par la Bible, la tradition rabbinique veut nous amener à comprendre que notre relation de fraternité ne s’arrête pas seulement à notre prochain juif, mais à tout être humain. Un midrâsh rapporté par le Talmud dit (Sanhédrîn 39b) : « A ce moment [après la traversée de la Mer Rouge] les anges voulurent dire un chant [de joie] devant Dieu. Il leur dit : “Les œuvres de Mes mains se noient dans la mer, et vous voulez dire un chant ?!” […] » L’amour est un acte divin. Aimer fraternellement l’autre, c’est réaliser sa propre nature divine et la reconnaitre chez l’autre.
C’est le message du proverbe (Pr. XXVII, 10) : « Mieux vaut un voisin proche qu’un frère éloigné (ṭôv shâkhén qârôv mé-âḥ râḥôq). » Mieux vaut le voisin qui se comporte comme un véritable frère que le frère biologique dont les actes ne sont pas fraternels. Ici, le mot shâkhén (voisin) – de la racine hébraïque sh-k-n – évoque immédiatement le mot Shekhîna (la Présence divine) de la même racine. D’où le sens profond du verset : mieux vaut s’associer à celui pour qui la Shekhîna est proche qu’à un proche pour qui la Shekhîna est lointaine. C’est-à-dire que le vrai frère – celui avec lequel on est véritablement proche – est celui qui voit la Shekhîna présente en tous, et non pas le frère de par un quelconque lien familial, religieux ou communautaire, mais qui serait enfermé dans une vision dualistique et exclusive du monde, et donc imperméable à cette même Shekhîna. L’amour envers Dieu rapproche les êtres humains au-delà des barrières identitaires, et transcende les liens arbitraires préexistants en tissant d’authentiques liens de fraternité.
La Mishna nous dit (Sanhédrîn IV, 5) : « […] C’est pour cela qu’Adam a été crée unique, pour enseigner que tout celui qui fait périr une personne, c’est comme s’il avait fait périr tout un monde, et que tout celui qui fait vivre une personne, c’est comme s’il avait fait vivre tout un monde ; et pour la paix des créatures, qu’un homme ne dise pas à son prochain : “mon père est plus grand que le tien” […] » Il n’y a pas d’êtres humains supérieurs aux autres ; nous sommes tous égaux, quels que soient notre sexe, notre race et notre religion.
Et la Mishna de poursuivre (op. cit., ibid.) : « Pour dire la grandeur du Roi des rois, le Saint bénit soit-il, qu’un homme frappe cent pièces de monnaies dans un même moule et toutes sont identiques, alors que Dieu frappe tous les Hommes dans le moule d’Adam le premier, et aucun n’est identique à l’autre. C’est pour cela qu’à chacun de dire : “le monde a été créé pour moi.” […] »
Ces textes très riches nous montrent bien que tous les êtres humains sont frères ; frères dans leurs droits, mais aussi dans leur responsabilité l’un envers l’autre et envers le monde en général. La fraternité est un devoir d’équité envers l’autre ; ce qui manque à mon frère me manque à moi, ce qui blesse mon frère me blesse aussi. Dire que « le monde a été créé pour moi », c’est dire que moi et l’autre ne font qu’un ; vu que l’autre comme moi existons ensemble dans ce monde. Le joug de la fraternité est posé sur nos épaules, parce qu’ultimement devant Dieu nous sommes tous pareils.
L’amour fraternel envers l’autre est une constante de la Tôra (Lévitique XIX, 18) : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » De même (Deutéronome X, 19) : « Vous aimerez l’étranger, car vous avez été des étrangers en terre d’Egypte. » Cela est même l’essence du message biblique, comme il ressort d’une histoire talmudique sur Hillel l’Ancien (T. Shabbat 31a) : « Quelqu’un demanda à Hillel de résumer la Tôra en se tenant sur un seul pied. Celui-ci dit alors : “Da‘alâkh sené le-ḥavrâkh lâ ta‘avéd (ce que tu détestes, ne le fais pas à ton prochain). Ceci est toute la Tôra, le reste n’est que son commentaire ; va donc étudier !” » C’est-à-dire qu’il n’y a pas de différence entre toi et l’autre, tous deux êtes également l’œuvre des mains de Dieu. Nuire à ton prochain, c’est nuire à toi-même, c’est nuire à la Shekhîna (la Présence divine).
Le message d’Hillel l’Ancien (Ier siècle avant EC), parallèle à celui de Jésus dans les Évangiles – de ne pas faire aux autres ce que l’on ne veut pas qu’on nous fasse – n’est que la version plus accessible du commandement d’aimer l’autre comme soi-même. L’autre est un autre moi-même ; quand j’aime l’autre, en fait je m’aime. Et je ne peux véritablement aimer l’autre que si je peux m’aimer moi-même d’abord, c’est-à-dire aimer ma véritable nature qui est Dieu.
Venant d’une tradition mystique non-dualiste à l’intérieur du judaïsme orthodoxe séfarade, mes maîtres en Israël ont toujours souligné la relativité des choses. Contrairement à certaines tendances ultra-conservatives qui font de la Tôra et de la Halâkha (loi juive) un but en elles-mêmes. Certes le judaïsme est important pour nous les juifs, mais il n’est qu’un moyen parmi d’autres pour atteindre le divin. Les nombreux préceptes bibliques ne prennent vraiment leur sens plein, profond, spirituel et transformateur que chez nous, comme il est écrit (Deutéronome XXXIII, 4) : « la Tôra que Moïse nous a transmise, elle est un héritage pour la communauté de Jacob. » « Un héritage pour nous [les juifs], et non un héritage pour eux [les non-juifs] (T. Sanhédrîn 59a). » C’est pour cela qu’il n’existe pas de prosélytisme juif. Notre Tôra laisse à chaque peuple la liberté de développer son chemin pour parvenir au divin, en accord avec sa sensibilité propre. L’important c’est l’être humain lui-même ; c’est-à-dire la réalisation de son projet divin, quel que soit le chemin qu’il emprunte.
L’autre doit être respecté malgré sa différence, à l’instar des grands Sages du Talmud (Berâkhôt 17a) : « On disait de Rabban [notre maître] Yoḥânân ben Zakkay que personne dans la rue ne l’a jamais devancé pour dire “shâlôm”, pas même un étranger [un non-juif]. » Nous somme tous à l’image du Créateur, et respecter son frère c’est respecter Dieu.
Au niveau de la fraternité religieuse, il existe plusieurs voies, toutes vraies ; et la vérité de l’une n’entraîne pas la non-vérité de l’autre. Au niveau de Dieu, toutes les vérités révélées sont vraies et toutes coexistent en Lui et par Lui. Les religions sont égales ; aucune n’est supérieure ou inférieure à l’autre, juste différente. Pour paraphraser le Père Christian de Chergé : servir Dieu autrement ne signifie pas servir un autre Dieu. La face de l’Éternel ne se dévoile-t-elle pas dans l’humanité, justement parce qu’elle est multiple ? N’est-il pas dangereux de réduire l’accès à Dieu à un seul chemin ?
Certes, chaque système religieux est en lui-même exclusif – car légitime dans sa cohérence propre – mais par rapport aux autres, et surtout par rapport à Dieu, il perd son caractère absolu. Notre voie à nous Juifs, celle de notre Tôra, n’en est qu’une parmi de nombreuses autres, toutes dignes de notre respect.
La fraternité est quelque chose que je vis au quotidien. Je me sens impliqué par tout ce qui arrive à mes frères et sœurs humains. Il est très important pour moi d’aider les autres – juifs et non-juifs, hommes et femmes – par tous les moyens que Dieu m’a donnés, à ma petite échelle. D’ailleurs, beaucoup de mes meilleurs amis de par le monde ne sont pas de confession juive. C’est là la vraie fraternité : aimer l’autre bien qu’il soit différent, parce qu’au fond c’est un autre moi-même. Du point de vue mystique, Dieu aurait pu faire que je sois cet autre-là, alors le moi que je crois être est-il vraiment différent de cet autre que je crois ne pas être ?
Ce sont des valeurs que j’essaie de transmettre à mes enfants et à mes élèves, non pas uniquement par des beaux discours, mais également par l’exemple quotidien que je leur montre. La transmission est d’ailleurs seconde dans le credo juif (shema‘ Yisrâ’él ; Deut. VI, 4-9), après l’amour de l’Éternel, pour nous enseigner son importance. À nous de tisser les liens qui nous unissent au niveau vertical (transcendant), horizontal (synchronique) et descendant (diachronique), représentés par forme même de la lettre hébraïque lamed (qui signifie littéralement “enseigner”). Propos justement évoqué par notre littérature mystique (Zohar III, 73a) : « Dieu (Qudshâ berîkh Hû), la Tôra et Israël sont Un (ḥad hû) » C’est-à-dire que le Seigneur, Sa Révélation et l’Homme réalisé (ce que signifie “Israël” selon son sens profond) sont unis au niveau le plus absolu. C’est par l’unité des créatures ici-bas que se dévoile l’Unité du Créateur. C’est ainsi que caillou par caillou, pierre par pierre, génération après génération, nous construisons l’édifice de ce monde.
Nous voyons donc qu’en ce qui concerne les vertus, comme dans la bénédiction nuptiale rapportée plus haut, pour la Tôra, tout est lié : la fraternité, l’amitié, l’amour, la paix. À l’image d’une pelote de fils emmêlés : quel que soit celui sur lequel on tire, tout vient dans la main. Comportons nous avec notre frère, quel qu’il soit, comme si nous étions devant la Shekhîna (la Présence divine), pour que se réalise en nous ici-bas le verset (Ps. CXXXIII, 1) : « Qu’il est bon et qu’il est agréable le séjour des frères ensemble. »
Alors que le concept de fraternité est important dans le judaïsme, le mot aḥawa (fraternité) n’apparaît qu’une seule fois dans toute la Bible hébraïque (Zac. XI, 14), à propos de la « fraternité entre Juda et Israël ». Le terme est aussi présent dans la dernière des sept bénédictions récitées sur une coupe de vin à l’occasion d’un mariage : « Tu es source de bénédiction, ô Éternel, notre Dieu, Roi du monde, qui a créé la joie (sâsôn) et la gaieté (simḥa), l’époux (ḥâtân) et l’épouse (kalla), la liesse (gîla) et l’allégresse (rinna), l’amour (ahava) et la fraternité (aḥawa), la paix (shâlôm) et l’amitié (ré‘ût). […] » Nous y reviendrons plus bas.
Dans la Tôra, le lien de fraternité – exprimé par l’utilisation du mot âḥ (frère) ou âḥôt (sœur) – est plus que celui de parenté, c’est celui qui unit tous le peuple d’Israël. Âḥ est souvent synonyme de réa‘ (ami, prochain), comme dans (Deut. XXII, 1) : « Tu ne verras pas le bœuf ou la brebis de ton frère égarés et te soustrairas d’eux ; […] » Le sens ici étant évidemment plus large que celui de frère de sang uniquement, ainsi que l’ont compris les codificateurs de la Halâkha (loi juive) dans le Talmud (Bâva Qamma 113b).
Le bien-aimé du Cantique des Cantiques s’adresse fréquemment à sa bien-aimée en disant aḥôtî (ma sœur). Cela rejoint la symbolique du frère et de la sœur utilisée par la Qabbala (la mystique juive) pour représenter certaines étapes du Chemin spirituel de l’Homme. Cette union cosmique du principe masculin avec le féminin, de l’épanchant avec le recevant (par rapport au flux [shefa‘] divin), dans l’égalité horizontale absolue. Propos résonnant avec le concept mystique de partenariat divin de l’Homme en tant que co-créateur, déjà rapporté par le Talmud (T. Shabbat 119b, 10a, etc.), et essentiel pour les traditions qabbalistiques. Ainsi que l’exprime la Mishna, au nom de Rabban [notre maître] Gamlî’él (Mishna Avôt II, 4) : « Fais tienne Sa volonté afin qu’Il fasse Sienne ta volonté. » Nous devons réaliser notre nature divine en l’embrassant pleinement. Nous devenons alors des êtres divins dont toutes les actions correspondent au plan prévu par Dieu pour Sa création. Notre volonté et la Sienne ne font plus qu’une. L’Amant, l’Aimé et l’Amour ne font plus qu’Un dans l’Absolu.
Pour dire « l’un à l’autre », l’hébreu dit littéralement « un homme à son frère (îsh èl-âḥîw) » (ou au féminin « une femme à sa sœur (išša èl-aḥôtâh) »), comme dans (Ex. XVI, 15 ; à propos de la manne) : « Les enfants d’Israël virent et dirent l’un à l’autre (litt. “un homme à son frère”)… » Cette tournure est même employée pour les objets, comme dans (Ex. XXVI, 3) : « Cinq des tentures seront attachées l’une à l’autre (ici litt. “une femme à sa sœur” ; yerî‘a [tenture] étant aussi féminin en hébreu)… » Il faut préciser ici que l’utilisation de la fraternité dans ce contexte, même à propos d’objets, n’est qu’un usage langagier propre à l’hébreu, et n’implique en rien un amalgame des concepts d’animé et d’inanimé dans la Bible.
Pour la Tôra, la fraternité est donc ce lien de similarité qui nous unit à l’autre ; similarité de sang tout d’abord, mais aussi de droits et de devoirs quant à notre rôle dans ce monde. Tous les êtres qui se ressemblent, fussent-ils même des objets (comme nous l’avons vu plus haut), sont liés par un rapport de fraternité. Les histoires de fraternité ratée dans la Bible (Caïn et Abel, Esaü et Jacob, Joseph et ses frères, etc.) nous donnent les clefs pour comprendre comment réussir cette aḥawa : l’acceptation du frère ; l’acceptation de la différence de cet autre qui nous ressemble tant. La fraternité devient alors une vertu, une qualité positive, une station sur la Voie de réalisation de la créature vers son Créateur. Etre frère, c’est être semblable tout en étant différent. L’altérité de notre frère, au lieu de nous agresser, doit nous enrichir à tous les niveaux.
C’est là incidemment l’une des leçons morales (derâsh) que nous enseigne le Yibbûm (Lévirat), par lequel le frère vivant peut continuer la lignée du frère défunt en épousant sa veuve. Tous les êtres qui partagent un lien de fraternité participent d’une seule et même nature au-delà de leurs différences apparentes.
Approfondissant la direction donnée par la Bible, la tradition rabbinique veut nous amener à comprendre que notre relation de fraternité ne s’arrête pas seulement à notre prochain juif, mais à tout être humain. Un midrâsh rapporté par le Talmud dit (Sanhédrîn 39b) : « A ce moment [après la traversée de la Mer Rouge] les anges voulurent dire un chant [de joie] devant Dieu. Il leur dit : “Les œuvres de Mes mains se noient dans la mer, et vous voulez dire un chant ?!” […] » L’amour est un acte divin. Aimer fraternellement l’autre, c’est réaliser sa propre nature divine et la reconnaitre chez l’autre.
C’est le message du proverbe (Pr. XXVII, 10) : « Mieux vaut un voisin proche qu’un frère éloigné (ṭôv shâkhén qârôv mé-âḥ râḥôq). » Mieux vaut le voisin qui se comporte comme un véritable frère que le frère biologique dont les actes ne sont pas fraternels. Ici, le mot shâkhén (voisin) – de la racine hébraïque sh-k-n – évoque immédiatement le mot Shekhîna (la Présence divine) de la même racine. D’où le sens profond du verset : mieux vaut s’associer à celui pour qui la Shekhîna est proche qu’à un proche pour qui la Shekhîna est lointaine. C’est-à-dire que le vrai frère – celui avec lequel on est véritablement proche – est celui qui voit la Shekhîna présente en tous, et non pas le frère de par un quelconque lien familial, religieux ou communautaire, mais qui serait enfermé dans une vision dualistique et exclusive du monde, et donc imperméable à cette même Shekhîna. L’amour envers Dieu rapproche les êtres humains au-delà des barrières identitaires, et transcende les liens arbitraires préexistants en tissant d’authentiques liens de fraternité.
La Mishna nous dit (Sanhédrîn IV, 5) : « […] C’est pour cela qu’Adam a été crée unique, pour enseigner que tout celui qui fait périr une personne, c’est comme s’il avait fait périr tout un monde, et que tout celui qui fait vivre une personne, c’est comme s’il avait fait vivre tout un monde ; et pour la paix des créatures, qu’un homme ne dise pas à son prochain : “mon père est plus grand que le tien” […] » Il n’y a pas d’êtres humains supérieurs aux autres ; nous sommes tous égaux, quels que soient notre sexe, notre race et notre religion.
Et la Mishna de poursuivre (op. cit., ibid.) : « Pour dire la grandeur du Roi des rois, le Saint bénit soit-il, qu’un homme frappe cent pièces de monnaies dans un même moule et toutes sont identiques, alors que Dieu frappe tous les Hommes dans le moule d’Adam le premier, et aucun n’est identique à l’autre. C’est pour cela qu’à chacun de dire : “le monde a été créé pour moi.” […] »
Ces textes très riches nous montrent bien que tous les êtres humains sont frères ; frères dans leurs droits, mais aussi dans leur responsabilité l’un envers l’autre et envers le monde en général. La fraternité est un devoir d’équité envers l’autre ; ce qui manque à mon frère me manque à moi, ce qui blesse mon frère me blesse aussi. Dire que « le monde a été créé pour moi », c’est dire que moi et l’autre ne font qu’un ; vu que l’autre comme moi existons ensemble dans ce monde. Le joug de la fraternité est posé sur nos épaules, parce qu’ultimement devant Dieu nous sommes tous pareils.
L’amour fraternel envers l’autre est une constante de la Tôra (Lévitique XIX, 18) : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » De même (Deutéronome X, 19) : « Vous aimerez l’étranger, car vous avez été des étrangers en terre d’Egypte. » Cela est même l’essence du message biblique, comme il ressort d’une histoire talmudique sur Hillel l’Ancien (T. Shabbat 31a) : « Quelqu’un demanda à Hillel de résumer la Tôra en se tenant sur un seul pied. Celui-ci dit alors : “Da‘alâkh sené le-ḥavrâkh lâ ta‘avéd (ce que tu détestes, ne le fais pas à ton prochain). Ceci est toute la Tôra, le reste n’est que son commentaire ; va donc étudier !” » C’est-à-dire qu’il n’y a pas de différence entre toi et l’autre, tous deux êtes également l’œuvre des mains de Dieu. Nuire à ton prochain, c’est nuire à toi-même, c’est nuire à la Shekhîna (la Présence divine).
Le message d’Hillel l’Ancien (Ier siècle avant EC), parallèle à celui de Jésus dans les Évangiles – de ne pas faire aux autres ce que l’on ne veut pas qu’on nous fasse – n’est que la version plus accessible du commandement d’aimer l’autre comme soi-même. L’autre est un autre moi-même ; quand j’aime l’autre, en fait je m’aime. Et je ne peux véritablement aimer l’autre que si je peux m’aimer moi-même d’abord, c’est-à-dire aimer ma véritable nature qui est Dieu.
Venant d’une tradition mystique non-dualiste à l’intérieur du judaïsme orthodoxe séfarade, mes maîtres en Israël ont toujours souligné la relativité des choses. Contrairement à certaines tendances ultra-conservatives qui font de la Tôra et de la Halâkha (loi juive) un but en elles-mêmes. Certes le judaïsme est important pour nous les juifs, mais il n’est qu’un moyen parmi d’autres pour atteindre le divin. Les nombreux préceptes bibliques ne prennent vraiment leur sens plein, profond, spirituel et transformateur que chez nous, comme il est écrit (Deutéronome XXXIII, 4) : « la Tôra que Moïse nous a transmise, elle est un héritage pour la communauté de Jacob. » « Un héritage pour nous [les juifs], et non un héritage pour eux [les non-juifs] (T. Sanhédrîn 59a). » C’est pour cela qu’il n’existe pas de prosélytisme juif. Notre Tôra laisse à chaque peuple la liberté de développer son chemin pour parvenir au divin, en accord avec sa sensibilité propre. L’important c’est l’être humain lui-même ; c’est-à-dire la réalisation de son projet divin, quel que soit le chemin qu’il emprunte.
L’autre doit être respecté malgré sa différence, à l’instar des grands Sages du Talmud (Berâkhôt 17a) : « On disait de Rabban [notre maître] Yoḥânân ben Zakkay que personne dans la rue ne l’a jamais devancé pour dire “shâlôm”, pas même un étranger [un non-juif]. » Nous somme tous à l’image du Créateur, et respecter son frère c’est respecter Dieu.
Au niveau de la fraternité religieuse, il existe plusieurs voies, toutes vraies ; et la vérité de l’une n’entraîne pas la non-vérité de l’autre. Au niveau de Dieu, toutes les vérités révélées sont vraies et toutes coexistent en Lui et par Lui. Les religions sont égales ; aucune n’est supérieure ou inférieure à l’autre, juste différente. Pour paraphraser le Père Christian de Chergé : servir Dieu autrement ne signifie pas servir un autre Dieu. La face de l’Éternel ne se dévoile-t-elle pas dans l’humanité, justement parce qu’elle est multiple ? N’est-il pas dangereux de réduire l’accès à Dieu à un seul chemin ?
Certes, chaque système religieux est en lui-même exclusif – car légitime dans sa cohérence propre – mais par rapport aux autres, et surtout par rapport à Dieu, il perd son caractère absolu. Notre voie à nous Juifs, celle de notre Tôra, n’en est qu’une parmi de nombreuses autres, toutes dignes de notre respect.
La fraternité est quelque chose que je vis au quotidien. Je me sens impliqué par tout ce qui arrive à mes frères et sœurs humains. Il est très important pour moi d’aider les autres – juifs et non-juifs, hommes et femmes – par tous les moyens que Dieu m’a donnés, à ma petite échelle. D’ailleurs, beaucoup de mes meilleurs amis de par le monde ne sont pas de confession juive. C’est là la vraie fraternité : aimer l’autre bien qu’il soit différent, parce qu’au fond c’est un autre moi-même. Du point de vue mystique, Dieu aurait pu faire que je sois cet autre-là, alors le moi que je crois être est-il vraiment différent de cet autre que je crois ne pas être ?
Ce sont des valeurs que j’essaie de transmettre à mes enfants et à mes élèves, non pas uniquement par des beaux discours, mais également par l’exemple quotidien que je leur montre. La transmission est d’ailleurs seconde dans le credo juif (shema‘ Yisrâ’él ; Deut. VI, 4-9), après l’amour de l’Éternel, pour nous enseigner son importance. À nous de tisser les liens qui nous unissent au niveau vertical (transcendant), horizontal (synchronique) et descendant (diachronique), représentés par forme même de la lettre hébraïque lamed (qui signifie littéralement “enseigner”). Propos justement évoqué par notre littérature mystique (Zohar III, 73a) : « Dieu (Qudshâ berîkh Hû), la Tôra et Israël sont Un (ḥad hû) » C’est-à-dire que le Seigneur, Sa Révélation et l’Homme réalisé (ce que signifie “Israël” selon son sens profond) sont unis au niveau le plus absolu. C’est par l’unité des créatures ici-bas que se dévoile l’Unité du Créateur. C’est ainsi que caillou par caillou, pierre par pierre, génération après génération, nous construisons l’édifice de ce monde.
Nous voyons donc qu’en ce qui concerne les vertus, comme dans la bénédiction nuptiale rapportée plus haut, pour la Tôra, tout est lié : la fraternité, l’amitié, l’amour, la paix. À l’image d’une pelote de fils emmêlés : quel que soit celui sur lequel on tire, tout vient dans la main. Comportons nous avec notre frère, quel qu’il soit, comme si nous étions devant la Shekhîna (la Présence divine), pour que se réalise en nous ici-bas le verset (Ps. CXXXIII, 1) : « Qu’il est bon et qu’il est agréable le séjour des frères ensemble. »
R. Gabriel HAGAÏ
mardi 15
juin 2010
posté le 17/1/2011 par Joseph Penet alias essais
Cieux de Paris 19ème : dialogue interreligieux et laïque
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Cieux de Paris 19ème : dialogue interreligieux et laïque
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Cieux de Paris 19ème : dialogue interreligieux et laïque
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Cieux de Paris 19ème : dialogue interreligieux et laïque
Cieux de Paris 19ème : dialogue interreligieux et laïque
organisé par Cieux 19
Paris 19ème – 3, place de Joinville
Connaissez-vous l’histoire de l’implantation, dans le 19e arrondissement, des lieux de culte des diverses communautés juives, chrétiennes et musulmanes ?Cette rencontre est organisée avec le soutien de la Mairie, dans le cadre du 150 ème anniversaire de l’arrondissement. Son objectif : prendre conscience que la liberté de conviction et le pluralisme religieux, ont une longue histoire dans le 19e arrondissement, et que cette histoire est riche d’enseignements au service de la laïcité et du vivre ensemble.
Intervenants :
• père Bernard Quéruel, curé de Saint-Jacques-saint Christophe de la Villette (Accueil)
• Jean-Claude Casasnovas, responsable de la communauté laïque de Cieux 19 : « histoire de la laïcité dans le 19ème »
• Isabelle Crobeddu, paroissienne de Saint-Jacques-Saint Christophe : « les paroisses catholiques »
• Bertrand Dupré, paroissien de Saint-Pierre : « les Protestants luthériens dans l’arrondissement »
• Goran Sekulovski, professeur à l’Institut Saint-Serge : les orthodoxes et l’Institut Saint Serge
• André Touboul, directeur du complexe scolaire Beth Haya Mouchka : « la communauté juive et la Déportation »
• Jacques-Yves Bohbot, Vice-président du Consistoire central de France : le Consistoire de la IIème à la Vème République
• Cheikh Diong Abou, Imam de la salle de prière du foyer des travailleurs : « la communauté musulmane d’origine sub-saharienne »
• Larbi Kechat, recteur de la mosquée Addawa, Directeur du Centre Socio-Culturel de Paris, Paris 19ème : « la mosquée Addawa, centre Socio-Culturel de Paris : Ouverture et Complémentarité »
• Jacques Abecassis, Mairie de Paris, modérateur de la soirée
Communications, dialogue en petits groupes, réponse aux questions, verre de l’amitié (casher)
Thème
Mémoire, Histoire et Traditions dans le 19ème : 150 ans de diversité religieuse et laïque.
Intervenants
• Des historiens et des représentants des diverses communautés juives, chrétiennes et musulmanes, présenteront l’histoire de l’implantation de leurs lieux de culte et leurs traditions dans le 19e arrondissement.
Discussions
Tous les participants, croyants, agnostiques ou athées seront, à cette occasion, invités à apporter leurs propres témoignages et leurs regards sur la place des communautés dans leur arrondissement et leurs diversités.
lundi 17
janvier 2011
posté le 17/1/2011 par Joseph Penet alias essais
Cieux de Paris 19ème : dialogue interreligieux et laïque
Cieux de Paris 19ème : dialogue interreligieux et laïque
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organisé par Cieux 19
Paris 19ème – 3, place de Joinville
Connaissez-vous l’histoire de l’implantation, dans le 19e arrondissement, des lieux de culte des diverses communautés juives, chrétiennes et musulmanes ?Cette rencontre est organisée avec le soutien de la Mairie, dans le cadre du 150 ème anniversaire de l’arrondissement. Son objectif : prendre conscience que la liberté de conviction et le pluralisme religieux, ont une longue histoire dans le 19e arrondissement, et que cette histoire est riche d’enseignements au service de la laïcité et du vivre ensemble.
Intervenants :
• père Bernard Quéruel, curé de Saint-Jacques-saint Christophe de la Villette (Accueil)
• Jean-Claude Casasnovas, responsable de la communauté laïque de Cieux 19 : « histoire de la laïcité dans le 19ème »
• Isabelle Crobeddu, paroissienne de Saint-Jacques-Saint Christophe : « les paroisses catholiques »
• Bertrand Dupré, paroissien de Saint-Pierre : « les Protestants luthériens dans l’arrondissement »
• Goran Sekulovski, professeur à l’Institut Saint-Serge : les orthodoxes et l’Institut Saint Serge
• André Touboul, directeur du complexe scolaire Beth Haya Mouchka : « la communauté juive et la Déportation »
• Jacques-Yves Bohbot, Vice-président du Consistoire central de France : le Consistoire de la IIème à la Vème République
• Cheikh Diong Abou, Imam de la salle de prière du foyer des travailleurs : « la communauté musulmane d’origine sub-saharienne »
• Larbi Kechat, recteur de la mosquée Addawa, Directeur du Centre Socio-Culturel de Paris, Paris 19ème : « la mosquée Addawa, centre Socio-Culturel de Paris : Ouverture et Complémentarité »
• Jacques Abecassis, Mairie de Paris, modérateur de la soirée
Communications, dialogue en petits groupes, réponse aux questions, verre de l’amitié (casher)
Thème
Mémoire, Histoire et Traditions dans le 19ème : 150 ans de diversité religieuse et laïque.
le droit à la liberté de pensée, de conscience, de religion ou de conviction
Déclaration des Nations Unies sur l’élimination de toutes les formes d’intolérance et de discrimination fondées sur la religion et la conviction
Intervenants
• Des historiens et des représentants des diverses communautés juives, chrétiennes et musulmanes, présenteront l’histoire de l’implantation de leurs lieux de culte et leurs traditions dans le 19e arrondissement.
Discussions
Tous les participants, croyants, agnostiques ou athées seront, à cette occasion, invités à apporter leurs propres témoignages et leurs regards sur la place des communautés dans leur arrondissement et leurs diversités.
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samedi 28
août 2010
posté le 28/8/2010 par Joseph Penet alias essais
Inspection de l’Eglise luthérienne de Paris : entretien accordé au président de Cieux
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Inspection de l’Eglise luthérienne de Paris : entretien accordé au président de Cieux
Inspection de l’Eglise luthérienne de Paris : entretien accordé au président de Cieux
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Inspection de l’Eglise luthérienne de Paris : entretien accordé au président de Cieux
Inspection de l’Eglise luthérienne de Paris : entretien accordé au président de Cieux
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Inspection de l’Eglise luthérienne de Paris : entretien accordé au président de Cieux
Inspection de l’Eglise luthérienne de Paris : entretien accordé au président de Cieux
Paris 9ème, Inspection de Paris – 16 rue Chauchat
Réunion à l’Inspection de Paris (siège de l’Eglise luthérienne à Paris), d’Alexandre Vigne avec le pasteur Marie-France Robert, Inspecteur ecclésiastique de l’église luthérienne pour l’Ile de France Madame le pasteur Marie-France Robert fait bon accueil à Alexandre Vigne, président de l’association Cieux. Elle se declare satisfaite de recevoir régulièrement des comptes-rendus positifs sur l’action de Cieux dans les quartiers, de la part des conseils presbytéraux de l’église luthérienne. Alexandre Vigne confirme l’excellente contribution des églises protestantes aux dialogues intercommunautaires ainsi qu’aux rencontres oecuméniques préparatoires.
Il fait le compte-rendu de la réunion qui s’est tenue le 11 mai à l’Institut Saint Serge, pour organiser de la rencontre interreligieuse prévue le 15 juin dans le cadre du 150ème anniversaire du 19ème arrondissement. Madame le pasteur précise qu’un conseil presbytéral à la même heure l’empêchera de participer à la rencontre intercommunautaire mais qu’elle sera représentée par un fidèle de la communauté protestante du 19ème arrondissement.
mardi 11
mai 2010
posté le 12/5/2010 par Joseph Penet alias essais
Institut Saint Serge : réunion avec Cieux Paris 19ème
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Institut Saint Serge : réunion avec Cieux Paris 19ème
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Institut Saint Serge : réunion avec Cieux Paris 19ème
Institut Saint Serge : réunion avec Cieux Paris 19ème
organisé par Cieux 19
Paris 19ème, Institut Saint-Serge – 93 rue de Crimée
Nous avons l’honneur d’être reçus par l’archiprêtre Nikola Cernokrak, Doyen de l’Institut de théologie Saint-Serge afin d’établir le déroulement de la conférence — débat du 15 juin 2010 organisée dans le cadre du 150e anniversaire du 19e arrondissement.
Sont présents :
Archiprêtre Nikola Cernokrak, Doyen de l’Institut de théologie Saint-Serge
Alexandre Vigne, Président de CIEUX
Bernard Koch, chargé de communication et de coordination auprès de CIEUX
Nicole Lemoine-Spinneweber, trésorière de CIEUX
Solange Bord, déléguée auprès de CIEUX 11e de Serge Benhaim, Président de la synagogue Abravanel Paris 11e
Jacques Abecassis, représentant de la communauté juive du 19ème arrondissement
Anne Viry, coordinatrice de Cieux de Neuilly et chargée de communication
Joseph Penet, membre du conseil pastoral de Saint-Jacques-Saint-Christophe et coordinateur de Cieux 19e
Diong Abou, Iman de la salle de prière du foyer rue de Lorraine Paris 19e
Alassane Diaou, délégué et porte parole de l’imam du foyer de la rue de Lorraine
Dia Ousman, Doyen de la communauté du foyer de la rue de Lorraine
Après un tour de table de présentation, Alexandre Vigne expose le contexte de la réunion interreligieuse et laïque du 15/6/2010 et présente de projet de programme de la conférence-débat : « Mémoire, Histoire et Tradition dans le 19e ; 150 ans de diversité religieuse et laïque ».
Jacques Abecassis accepte d’assurer le rôle de modérateur lors de cette conférence et nous le remercions d’assurer cette mission particulièrement importante.
Alexandre Vigne apporte certaines précisions concernant la 1ère partie :
- Intervenant laïque (thème : histoire de la laïcité et de l’application de la loi de 1905) : Bertrand Gaume, Chef du bureau central des cultes du ministère de l’intérieur, doit confirmer sa participation.
- Intervenant juif (thème : histoire de la communauté juive et de la déportation) : monsieur Touboul directeur du complexe scolaire Beth Haya Mouchka a proposé de participer à la conférence. Alexandre Vigne doit également contacter Monsieur Steimer, Ecole Lucien de Hirsch.
- Intervenant orthodoxe (thème histoire de l’église et de l’institut Saint-Serge) : M. le Doyen Nikola Cernokrak, retenu par d’autres obligations à l’heure prévue des interventions va désigner un professeur de l’institut mais pourra intervenir dans la troisième partie de la rencontre.
- Intervenant luthérien (thème : histoire de la communauté protestante) : la pasteure Marie France Robert, inspecteur ecclésiastique, doit nommer un intervenant.
- Intervenant musulman (thème : histoire de la communauté islamique dans le 19e) : nous remercions l’iman Diong Abou de prendre en charge la communication.
Très attentif à l’éducation des enfants et au rôle particulier des femmes, il propose également d’inviter les femmes de la communauté à assister à la conférence.
- Intervenant catholique (thème : histoire des paroisses catholiques) : Isabelle Crobeddu, conférencière, fera l’exposé.
Bernard Bloch est chargé de préparer la communication auprès de la presse radio et écrite. Un autre événement qui se déroulera le même jour dans le 11e arrondissement avec la réunion interreligieuse de CIEUX 11e à la Moquée Omar sera également évoqué auprès des médias.
Anne Viry propose de contribuer à la rédaction du communiqué de presse et de l’affiche à partir d’un texte de base à rédiger.
Nicole Spinneweber doit lui communiquer le logo de l’opération anniversaire du 19e créé par la mairie du 19e pour le faire figurer sur les documents aux cotés de celui de CIEUX.
Solange Bord rappelle l’importance historique du 1er cimetière à Paris situé au 44 rue de Flandre Paris 19e. La création de ce cimetière pour les juifs portugais sur le terrain du tenancier d’une auberge fut autorisée par ordonnance du lieutenant de police Lenoir en date du 7 mars 1780 et ferma le 18 février 1810 quand une section israélite fut ouverte au Père Lachaise. Ce petit cimetière peut être visité, la clé étant disponible au consistoire.
Solange Bord a proposé une sélection pour le buffet casher qui sera organisé à la fin de la réunion.
La réunion se termine à 18 heures, et tous les participants qui se réjouissent de la qualité des échanges, remercient chaleureusement Nikola Cernokrak pour son accueil.
Secrétaire de séance :
Nicole Lemoine-Spinneweber
Sont présents :
Archiprêtre Nikola Cernokrak, Doyen de l’Institut de théologie Saint-Serge
Alexandre Vigne, Président de CIEUX
Bernard Koch, chargé de communication et de coordination auprès de CIEUX
Nicole Lemoine-Spinneweber, trésorière de CIEUX
Solange Bord, déléguée auprès de CIEUX 11e de Serge Benhaim, Président de la synagogue Abravanel Paris 11e
Jacques Abecassis, représentant de la communauté juive du 19ème arrondissement
Anne Viry, coordinatrice de Cieux de Neuilly et chargée de communication
Joseph Penet, membre du conseil pastoral de Saint-Jacques-Saint-Christophe et coordinateur de Cieux 19e
Diong Abou, Iman de la salle de prière du foyer rue de Lorraine Paris 19e
Alassane Diaou, délégué et porte parole de l’imam du foyer de la rue de Lorraine
Dia Ousman, Doyen de la communauté du foyer de la rue de Lorraine
Déroulement de la conférence-débat
Après un tour de table de présentation, Alexandre Vigne expose le contexte de la réunion interreligieuse et laïque du 15/6/2010 et présente de projet de programme de la conférence-débat : « Mémoire, Histoire et Tradition dans le 19e ; 150 ans de diversité religieuse et laïque ».
Jacques Abecassis accepte d’assurer le rôle de modérateur lors de cette conférence et nous le remercions d’assurer cette mission particulièrement importante.
Alexandre Vigne apporte certaines précisions concernant la 1ère partie :
- Intervenant laïque (thème : histoire de la laïcité et de l’application de la loi de 1905) : Bertrand Gaume, Chef du bureau central des cultes du ministère de l’intérieur, doit confirmer sa participation.
- Intervenant juif (thème : histoire de la communauté juive et de la déportation) : monsieur Touboul directeur du complexe scolaire Beth Haya Mouchka a proposé de participer à la conférence. Alexandre Vigne doit également contacter Monsieur Steimer, Ecole Lucien de Hirsch.
- Intervenant orthodoxe (thème histoire de l’église et de l’institut Saint-Serge) : M. le Doyen Nikola Cernokrak, retenu par d’autres obligations à l’heure prévue des interventions va désigner un professeur de l’institut mais pourra intervenir dans la troisième partie de la rencontre.
- Intervenant luthérien (thème : histoire de la communauté protestante) : la pasteure Marie France Robert, inspecteur ecclésiastique, doit nommer un intervenant.
- Intervenant musulman (thème : histoire de la communauté islamique dans le 19e) : nous remercions l’iman Diong Abou de prendre en charge la communication.
Très attentif à l’éducation des enfants et au rôle particulier des femmes, il propose également d’inviter les femmes de la communauté à assister à la conférence.
- Intervenant catholique (thème : histoire des paroisses catholiques) : Isabelle Crobeddu, conférencière, fera l’exposé.
Communication sur l’opération
Bernard Bloch est chargé de préparer la communication auprès de la presse radio et écrite. Un autre événement qui se déroulera le même jour dans le 11e arrondissement avec la réunion interreligieuse de CIEUX 11e à la Moquée Omar sera également évoqué auprès des médias.
Anne Viry propose de contribuer à la rédaction du communiqué de presse et de l’affiche à partir d’un texte de base à rédiger.
Nicole Spinneweber doit lui communiquer le logo de l’opération anniversaire du 19e créé par la mairie du 19e pour le faire figurer sur les documents aux cotés de celui de CIEUX.
Autres points évoqués
Solange Bord rappelle l’importance historique du 1er cimetière à Paris situé au 44 rue de Flandre Paris 19e. La création de ce cimetière pour les juifs portugais sur le terrain du tenancier d’une auberge fut autorisée par ordonnance du lieutenant de police Lenoir en date du 7 mars 1780 et ferma le 18 février 1810 quand une section israélite fut ouverte au Père Lachaise. Ce petit cimetière peut être visité, la clé étant disponible au consistoire.
Solange Bord a proposé une sélection pour le buffet casher qui sera organisé à la fin de la réunion.
La réunion se termine à 18 heures, et tous les participants qui se réjouissent de la qualité des échanges, remercient chaleureusement Nikola Cernokrak pour son accueil.
Secrétaire de séance :
Nicole Lemoine-Spinneweber



