patience/waiting
Rejoignez la communauté des CIEUX en déclarant l’ouverture d’une antenne dans votre ville ou quartier, en cliquant sur « j’accepte les conditions » vous confirmer avoir pris connaissance des statuts de l’association et de la charte disponible ci-après, par la suite remplissez le formulaire qui s’affichera et finaliser en garnissant le carnet d’adresses de vos coordinations locales.
Les communautés partenaires certifient adhérer
( J’accepte les conditions)
patientez
Vous utilisez Internet Explorer
Le navigateur que vous utilisez étant Internet Explorer vous risquez de rencontrer des difficultés (lenteur du script) lors de la saisie de vos informations pour la parution dans le guide .
Nous vous conseillons d’utiliser l’un des 3 navigateurs disponibles pour votre plateforme système. Si vous ne le possédez pas déjà, cliquez sur l’icône du navigateur alternatif de votre choix, pour être orienté vers la zone de téléchargement.
C.I.E.U.X.
Carte des CIEUX
Communautés des CIEUX, Voir dans GoogleMaps
Ouvrir le site-web de votre antenne CIEUX
Pour mieux organiser et annoncer les rencontres de votre antenne CIEUX, un site-web est mis gratuitement à la disposition des participants.
Pour déclarer votre antenne CIEUX et ouvrir son site-web, il suffit au coordinateur élu de compléter cette page.
Voir la démo...
Page d’accueil Affiche le flux RSS 2.0 Ajouter cette page à vos favoris Envoyer cette page à un ami Version imprimable contact@cieuxinternational.org
 
Voir le ciel
Modifier la tête de page
Agenda des CIEUX
Monte
Agenda par date
Agenda par catégorie
Prochaines manifestations
Dernières annonces
Descend
Zoom
__ 20 annonceurs __
__ 462 manifestations __
Bloc-notes des CIEUX
Monte
rencontre préparatoire
Comptes-rendus par date
Catégorie de comptes-rendus
Descend
Zoom
Accès à mon compte
Nom d’utilisateur
Mot de passe
( )
Vision des Cieux
Dialogue inter-religieux et laïque
la Lettre des CIEUX
votre email pour recevoir notre newsletter
Veuillez recopier le code clef de sécurité inscrit dans l’image ci-dessous :
Code de sécurité à recopier
( )
Galilée fut-il condamné parce que son système justifiait l’existence d’autres mondes habités ?
date de parution 9/9/2008
Alexandre Vigne :
Contrairement à Copernic qui réservait l’héliocentrisme à notre seul soleil, Galilée l’étendait à tout l’Univers. Tout en se gardant d’affirmer l’existence de la vie extraterrestre, Galilée acceptait donc cette hypothèse en expliquant que les étoiles étaient comme notre Soleil, pourvues de planètes en rotation.
De là à ce que ces planètes soient peuplées d’habitants, il n’y avait qu’un pas que s’est empressé de franchir le philosophe Giordano Bruno (et bien d’autres à sa suite). Il fut envoyé en 1600 sur le bûcher par l’Inquisition en partie à cause de ses «amitiés» extraterrestres. Contrairement au Moyen-Âge, les extraterrestres n’étaient plus en cour au Vatican qui voyait son horizon bouché par la Réforme protestante. Dans leur guerre fratricide, les Églises catholique et protestante se faisaient un point d’honneur à être les gardiennes du Cosmos biblique : une Terre immobile avec le Soleil, les planètes et les étoiles lui tournant majestueusement autour. A la même époque, un autre événement a poussé les réformistes catholiques à changer leur point de vue et à condamner l’existence des mondes habités : la rencontre du Nouveau Monde et de l’Indien d’Amérique. Les Européens n’avaient pas prévu qu’ils marcheraient sur un nouveau continent, ni que l’autre hémisphère serait habité. Certains arguaient que l’océan était trop grand et que de toute façon, il s’avérait impossible de vivre la tête en bas ; d’autres estimaient que ces terres ne pouvaient être peuplées puisque le Christ n’y était pas allé. Il a fallu se rendre à l’évidence : l’Amérindien existait bel et bien. S’il était de nature humaine, alors il devait descendre d’Adam. Mais comment et par quelle lignée ? Les uns plaidaient qu’il était venu là après le Déluge, les autres se risquaient à avancer qu’avant Adam, une autre humanité existait. Pour les plus téméraires, ces hommes pré-historiques naissaient naturellement sur chaque continent, grâce aux conditions du milieu. Les Colons qui exploitaient « le sauvage » voulaient bien, comme leur demandait le pape Paul III en 1537, le reconnaître comme un être humain mais à une seule condition : qu’il appartienne à la lignée de Cham, qui fut condamné à l’esclavage par son père Noé ! A l’inverse, certains missionnaires considéraient l’Indien d’Amérique comme un être si pur qu’il n’était pas affecté par le péché d’Adam. Dans les deux cas, il n’était pas nécessaire de le convertir. A Rome, Giordano Bruno estimait aussi qu’il fallait le laisser en paix, dans son propre univers culturel, en songeant aux mondes infinis qui peuplent le cosmos.

La Commission d’étude sur le cas Galilée aurait ainsi dû reprendre, c’était sa mission, l’ensemble du débat. A sa décharge, si elle a évacué la question, c’est aussi parce qu’elle n’était pas encore d’actualité. En effet, elle a rendu ses travaux en 1992, soit trois ans avant que les astronomes suisses Michel Mayor et Didier Queloz observent, en France, une autre planète tournant autour de son étoile. Les membres de la Commission n’ont donc pas abordé le problème posé aux contemporains de Galilée, par l’hypothèse d’autres systèmes planétaires habités. Ils n’en ont que mieux surmonté les obstacles à la reconnaissance des torts de l’Église. Du reste, ils n’étaient pas fondamentalement opposés à cette réflexion. D’ailleurs, mon article publié en Français et en Anglais dans la revue Diogène, au printemps 2000, a reçu un bon accueil1. J’essayais de comprendre pourquoi l’Eglise avait admis l’hypothèse d’autres planètes habitées au Moyen-âge, avant de s’y opposer brutalement au XVIIème siècle. C’est grâce à ce travail que j’ai pu recevoir du Cardinal Paul Poupard, qui présida la Commission d’étude sur le cas Galilée, l’autorisation d’interviewer et filmer le père George Coyne. A cette époque, le Cardinal Poupard n’était pas encore président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux. Mais il présidait déjà celui pour la Culture. Il lui revenait à ce titre, d’autoriser ou non les tournages dans les bâtiments du Saint-Siège. Avec son accord, en juillet 2000, le père Coyne m’ouvrit ainsi toutes grandes les portes de l’Observatoire de Castel Gandolfo au sud de Rome, pour les besoins d’un documentaire de quatre-vingt-dix minutes sur la croyance aux extraterrestres. Pour la première fois, un haut responsable d’une institution du Saint-Siège déclarait publiquement à la télévision : «Nous pensons que des extraterrestres pourraient exister…. C’est un défi lancé à ma foi, mais un défi salutaire qui la grandit au lieu de l’enfermer». Le documentaire fut projeté sur France 2 Télévision le 9 septembre 2001, soit deux jours avant la série d’attentats qui allait frapper les Etats-Unis. En pulvérisant les tours qui, dans la baie de New York, semblaient descendre tout droit du ciel, les terroristes visaient, certes, le symbole de la puissance économique américaine. Mais ils voulaient également en finir avec un autre type d’innovation : l’innovation religieuse. J’en ai fait la triste expérience, car j’étais alors en relation avec l’archevêque de New York, le cardinal Edouard Mickaël Egan. Il était chargé, par Jean-Paul II, du Synode des Evêques qui devait s’ouvrir le 30 septembre à Rome. Dans la perspective de ce Synode, je lui avais adressé un document de travail intitulé : «Appel des cardinaux préparant les fidèles chrétiens à la découverte éventuelle de la vie dans l’Univers». Il m’en avait accusé réception en se déclarant favorable à ce «rapprochement de l’Eglise et de la science». Le massacre de milliers d’innocents dans son diocèse a, bien entendu, interrompu sa mission. Il est reparti au cours de l’Assemblée synodale, à New York afin de prier avec les familles des victimes. Mais cette tuerie n’a que mieux convaincu le synode des Evêques d’ouvrir l’Eglise à l’innovation. La déclaration finale, en effet, s’est inquiétée de la dégradation du dialogue interreligieux, tout en invitant le peuple de Dieu à louer «Les merveilles dont nous sommes les témoins aujourd’hui dans l’Univers» (Cité du Vatican, Xème Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques, Déclaration finale, § 5, 26 octobre 2001). Ces « merveilles », ce sont les planètes que les astronomes observent, depuis 1995, tourner autour d’autres soleils ! Le père George Coyne, compatriote du cardinal Egan, interprétait en ce sens cette formulation volontairement évasive. A ma connaissance, il s’agit de la toute première reconnaissance, certes encore officieuse, de l’existence des planètes extrasolaires dans un document du Saint Siège.


Note :
1Alexandre VIGNE, «Les Extraterrestres du Nouveau Monde», Diogène, UNESCO/Conseil International de la Philosophie et des Sciences Humaines, n° 189, printemps 2000, pp. 62-74. «Extraterrestrials of the New World», Diogènes, UNESCO/International Council for Philosophy and Humanistic Studies, n° 189, vol. 48, issue 1 2000, pp. 48-57.
Fermer faire un commentaireRafraîchir faire un commentairefaire un commentaire [Galilée fut-il condamné parce que son système justifiait l’existence d’autres mondes habités ?]
Fermer lire les commentaires <b>(1)</b>Rafraîchir lire les commentaires <b>(1)</b>lire les commentaires (1) [Galilée fut-il condamné parce que son système justifiait l’existence d’autres mondes habités ?]
Modifier l’article id :97
Galilée fut-il condamné parce que son système justifiait l’existence d’autres mondes habités ?
Ouvert depuis le dimanche 28 septembre 2008 ~ Page générée le mardi 22 mai 2012 [10:47] ~ en 0,50 s