Alexandre Vigne :
La démocratisation du dialogue interreligieux que Cieux a entrepris symboliquement à l’Assemblée Nationale le 21 mars 2007, n’avait aucune visée partisane. Ce projet a été présenté et accueilli comme une simple démarche citoyenne. L’État était d’ailleurs représenté par le conseiller à la citoyenneté du Ministère à la Cohésion sociale.
La démocratisation du dialogue interreligieux que Cieux a entrepris symboliquement à l’Assemblée Nationale le 21 mars 2007, n’avait aucune visée partisane. Ce projet a été présenté et accueilli comme une simple démarche citoyenne. L’État était d’ailleurs représenté par le conseiller à la citoyenneté du Ministère à la Cohésion sociale.
Je précise du reste n’appartenir à aucun parti. J’avais simplement lu, comme n’importe quel citoyen qui cherche à connaître le programme des candidats, l’ouvrage de Nicolas Sarkozy intitulé : « La République, les religions, l’espérance ». J’ai voulu répondre à l’appel à réfléchir aux « traits communs que l’on trouve dans toutes les religions » lancé par le Président de la République, qui plaidait pour que soit mise en évidence « une morale naturelle commune à toutes les civilisations en référence avec un absolu »1. Cette approche me semble bonne car elle a une visée éthique : la paix. Dans son livre, Nicolas Sarkozy se démarque du rapport sur l’enseignement du fait religieux à l’école publique, que Régis Debray a remis en 2002 à Jacques Lang, alors Ministre de l’Education Nationale. Le chef de l’Etat reproche à ce rapport de mettre l’accent sur l’apport spécifique des religions à la culture, plutôt que sur leurs points communs, comme la morale. Il me semble aussi regrettable d’enseigner le fait religieux de manière purement rationnelle, sans avoir de visée éthique. La morale est ce que les hommes ont fondamentalement en commun, quelle que soit leur religion ou leur philosophie. Je comprends bien les pièges qu’a voulu éviter Régis Debray : amalgamer les religions dans la conscience des élèves ou « réintroduire Dieu à l’école ». Mais spécifier en quoi les religions ont une morale commune, permet justement de mieux identifier l’apport du religieux, tout en restant dans le domaine de l’éthique. Le rapport Debray est du reste convaincant quand il prône l’accès de tous à la culture, y compris dans sa dimension religieuse. La démocratisation de la culture qu’il encourage et la démocratisation du dialogue interreligieux que Cieux met en œuvre, vont dans le même sens : permettre à chacun de connaître le fait religieux dans sa diversité et d’en parler en connaissance de cause.
1Nicolas SARKOZY, La République, les religions, l’espérance, entretiens avec Thibaud Collin et Philippe Verdin, Paris, Editions du Cerf, 2004, pp 194-195
1Nicolas SARKOZY, La République, les religions, l’espérance, entretiens avec Thibaud Collin et Philippe Verdin, Paris, Editions du Cerf, 2004, pp 194-195
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Le projet avait-il une visée partisane ?
Le projet avait-il une visée partisane ?

