Alexandre vigne :
Pour ce qui est des religions, il n’est en rien utopique de proposer à leurs fidèles de dialoguer. Le dialogue interreligieux de proximité ne porte pas sur le contenu doctrinal de la foi mais sur son contenu vital. Il n’est donc pas nécessaire que les « simples fidèles » aient autant de connaissance que leur responsable de lieu de culte. D’ailleurs, celui-ci est présent lors des dialogues interreligieux et il lui revient de répondre aux questions doctrinales, si elles se posent.
Pour ce qui est des religions, il n’est en rien utopique de proposer à leurs fidèles de dialoguer. Le dialogue interreligieux de proximité ne porte pas sur le contenu doctrinal de la foi mais sur son contenu vital. Il n’est donc pas nécessaire que les « simples fidèles » aient autant de connaissance que leur responsable de lieu de culte. D’ailleurs, celui-ci est présent lors des dialogues interreligieux et il lui revient de répondre aux questions doctrinales, si elles se posent.
En fait, le dialogue interreligieux sur les droits de l’homme ne porte pas sur le contenu doctrinal de la foi mais sur son contenu vital. Cieux met en rapport la croyance avec l’action : que faut-il que je crois pour faire ce que je dois ? Quelle croyance peut m’aider à faire mon devoir ? L’objectif n’est pas de prouver les croyances mais de les éprouver, de les mettre à l’épreuve de la vie quotidienne, de montrer en quoi elles favorisent les comportements et les sentiments moraux. Les participants rendent compte uniquement de la manière dont ils vivent leur foi à l’aide de la Parole qu’ils ont reçue lors des rencontres communautaires préparatoires. Il ne faut donc pas imaginer les rencontres interreligieuses comme des ventes aux enchères où chaque communauté ferait la promotion de son Livre. Les fidèles ne sont pas les instruments des Textes Saints.
C’est la Parole qui est à leur service et non l’inverse. Ils ne sont pas objet mais sujet du dialogue interreligieux. Lors des rencontres, les communautés qui dialoguent ne doivent pas à chercher à magnifier leurs propres Livres Saints : pratiqué ainsi le dialogue interreligieux rend un mauvais service éducatif à la Parole et à l’instruction religieuse. Il ne s’agit donc pas d’idolâtrer les Ecritures sacrées. Le but est de témoigner combien la Parole, en telle ou telle circonstance, a porté du fruit dans sa vie, a permis de se libérer de l’avarice, de l’alcoolisme, de l’infidélité. Tandis qu’un haut responsable religieux pourrait avoir des réticences à dialoguer sur tel ou tel esclavage dans sa vie quotidienne en raison du devoir d’exemplarité lié à sa fonction, les « simples fidèles » ne sont pas soumis aux mêmes réserves. C’est ce qui rend leur dialogue à la fois humain, touchant, responsable et en définitive, fructueux.

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C’est la Parole qui est à leur service et non l’inverse. Ils ne sont pas objet mais sujet du dialogue interreligieux. Lors des rencontres, les communautés qui dialoguent ne doivent pas à chercher à magnifier leurs propres Livres Saints : pratiqué ainsi le dialogue interreligieux rend un mauvais service éducatif à la Parole et à l’instruction religieuse. Il ne s’agit donc pas d’idolâtrer les Ecritures sacrées. Le but est de témoigner combien la Parole, en telle ou telle circonstance, a porté du fruit dans sa vie, a permis de se libérer de l’avarice, de l’alcoolisme, de l’infidélité. Tandis qu’un haut responsable religieux pourrait avoir des réticences à dialoguer sur tel ou tel esclavage dans sa vie quotidienne en raison du devoir d’exemplarité lié à sa fonction, les « simples fidèles » ne sont pas soumis aux mêmes réserves. C’est ce qui rend leur dialogue à la fois humain, touchant, responsable et en définitive, fructueux.
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Les fidèles connaissent-ils suffisamment leur doctrine religieuse pour dialoguer ?
Les fidèles connaissent-ils suffisamment leur doctrine religieuse pour dialoguer ?

