Alexandre Vigne, fondateur de l’association C.I.E.U.X. (Comité Interreligieux pour une Ethique Universelle et contre la Xénophobie) :
le premier objectif était de démocratiser le dialogue entre les religions. Il fallait évaluer la faisabilité d’un itinéraire de formation réalisable par les différentes religions afin que leurs fidèles apprennent à dialoguer avec toutes les personnes de bonne volonté, qu’elles soient croyantes, non-pratiquantes, agnostiques ou athées.
le premier objectif était de démocratiser le dialogue entre les religions. Il fallait évaluer la faisabilité d’un itinéraire de formation réalisable par les différentes religions afin que leurs fidèles apprennent à dialoguer avec toutes les personnes de bonne volonté, qu’elles soient croyantes, non-pratiquantes, agnostiques ou athées.
Car dans la pratique, les fidèles ne dialoguent pas suffisamment : ils se contentent d’assister aux rencontres en écoutant religieusement leurs responsables. Leur voix n’est pas entendue. Pouvait-il y avoir à ce moment là un lieu plus approprié que l’Assemblée nationale pour inviter les religions à parler des droits de l’homme et à démocratiser leur dialogue ? Voici ce qu’écrivait Rousseau à Voltaire le 18 août 1756 : « Je voudrais qu’on eût dans chaque Etat un code moral, une espèce de profession de foi civile qui contînt positivement les maximes sociales que chacun serait tenu d’admettre, et négativement les maximes intolérantes qu’on serait tenu de rejeter, non comme impies mais comme séditieuses. Ainsi toute religion qui pourrait s’accorder avec le code serait admise, toute religion qui ne s’y accorderait pas serait proscrite, et chacun serait libre de n’en avoir point d’autre que le code même ». La Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen concrétisera ce « contrat social » en en instituant des droits généraux propres à tous et en proclamant que « La Loi est l’expression de la volonté générale » (art. II). La présence de responsables religieux à l’Assemblée Nationale pour réfléchir à l’application des droits et devoirs universels n’était donc pas déplacée. C’était un juste retour aux sources.


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Le 21 mars, et le 25 avril 2007, vous avez invité à l’Assemblée nationale les représentants des religions à réfléchir à leurs valeurs communes. Pourquoi ?
Le 21 mars, et le 25 avril 2007, vous avez invité à l’Assemblée nationale les représentants des religions à réfléchir à leurs valeurs communes. Pourquoi ?

