Alexandre Vigne :
il faut maintenant tourner la page : le temps où l’Eglise catholique envoyait des missionnaires croyant, comme François-Xavier en Asie, que les peuples qui ne connaissaient pas le Christ allaient droit en enfer, est bien fini ! Avant le concile Vatican II en 1963, les théologiens estimaient déjà qu’il n’est pas nécessaire d’être chrétien pour avoir droit au salut.
il faut maintenant tourner la page : le temps où l’Eglise catholique envoyait des missionnaires croyant, comme François-Xavier en Asie, que les peuples qui ne connaissaient pas le Christ allaient droit en enfer, est bien fini ! Avant le concile Vatican II en 1963, les théologiens estimaient déjà qu’il n’est pas nécessaire d’être chrétien pour avoir droit au salut.
Ils avançaient généralement trois conditions qui ne devaient pas forcément être réunies : adhérer au Dieu créateur, espérer une rétribution et suivre la morale naturelle. Depuis Vatican II, qui fut un Concile Å“cuménique catholique romain auquel ont participé des théologiens orthodoxes et protestants, les Eglises ne posent plus de conditions aux non chrétiens et aux incroyants, en reconnaissant que «l’Esprit-Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’être associé au mystère pascal » (Constitution pastorale Gaudium et Spes, 22, 5). Le Décret sur l’activité missionnaire de l’Eglise approuvé par le Concile, a interdit de « forcer qui que ce soit à embrasser la foi ou de l’y amener » (Ad Gentes, 560). La manipulation a été exclue, ainsi que le prosélytisme entendu comme « zèle déployé pour recruter des adeptes ». Il fut précisé que seul Dieu peut « ouvrir le cÅ“ur » et que toute conversion relève de la conscience personnelle. Lors de Vatican II, les Eglises ont également décidé d’entretenir officiellement des relations avec les autres religions. Elles ont demandé que les fidèles chrétiens « par le dialogue et par la collaboration avec ceux qui suivent d’autres religions, et tout en témoignant de la foi et de la vie chrétiennes, reconnaissent, préservent et fassent progresser les valeurs spirituelles, morales et socio-culturelles qui se trouvent en eux » (Déclaration Nostra aetate). Les Eglises ont donc noué solennellement un lien avec les autres religions, mais n’ont pas précisé comment, dans quel schéma relationnel, chacune pourrait avoir sa place. CIEUX propose un schéma équitable aux cinq religions universelles, auquel les autres communautés religieuses et civiques peuvent s’associer. En reliant les communautés ayant des lieux de culte voisins, j’ai pensé aux biens spirituels qui permettent, à chacun, d’agir avec les autres pour s’épanouir et se perfectionner : la fraternité, la liberté religieuse, le bonheur, la paix…


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En tant que catholique et fondateur de Cieux, ne dissimulez-vous pas l’intention de sauver les non chrétiens et les incroyants ?
En tant que catholique et fondateur de Cieux, ne dissimulez-vous pas l’intention de sauver les non chrétiens et les incroyants ?

