Charte sur le dialogue interreligieux et laïque approuvée par l’Assemblée Générale de l’Association Cieux réunie le 21 mars 2007 à l’Assemblée Nationale (Palais Bourbon, Paris)
Charte des Cieux
accord de volonté en vue de démocratiser et promouvoir le dialogue interreligieux et laïque dans les localités, villes, cités, quartiers...
Préambule
L’acronyme CIEUX signifie « Comité Interreligieux pour une Éthique Universelle et contre la Xénophobie ». En Français, le mot Cieux désigne les différents ciels de la Terre et par extension l’Univers entier. Il indique aussi le lieu où séjournent les âmes après la mort. De par les mots qui le composent, CIEUX invite chacun, dans son application quotidienne des droits de l’homme, à rechercher le bon comportement, la juste appréciation du bien et du mauvais par opposition à la xénophobie et à ses corollaires : racisme, peur, haine, sectarisme, médisance, calomnie, égoïsme, orgueil...Le Comité Interreligieux pour une Ethique Universelle et contre la Xénophobie (C.I.E.U.X) a pour but de réunir à l’échelle locale, des membres de communautés religieuses et civiques, afin de favoriser le vivre ensemble en observant les principes de la laïcité. Au sein de chaque CIEUX local, les fidèles des lieux de culte ainsi que les membres de la communauté civique, sont appelés à contribuer au bien commun en œuvrant au respect des libertés fondamentales et des comportements civiques. En organisant des dialogues interreligieux et laïques, CIEUX poursuit trois objectifs :
1. lutter contre les discriminations à caractère racial et/ou ethnique,
2. aider les religions à vivre ensemble harmonieusement et
3. encourager les lieux de culte dans leurs efforts pour garantir la citoyenneté de leurs fidèles.
CIEUX est géré à l’échelle globale par son Conseil d’administration et à l’échelle locale par ses membres au sein d’une zone d’habitation. CIEUX est une association qui coordonne et anime les communautés partenaires, sur la base de la charte qu’elle a adoptée portant accord de volonté en vue de démocratiser et promouvoir le dialogue interreligieux et laïque dans les localités, villes, cités, quartiers... Les communautés religieuses disposant d’un lieu de culte et la communauté civique d’une même zone d’habitation, forment un Cieux local, antenne de l’association1.
Les membres des CIEUX locaux s’engagent à démocratiser le dialogue interreligieux au travers de trois engagements :
— favoriser le dialogue entre les fidèles des communautés religieuses partenaires ainsi qu’entre leurs responsables ;
— observer les principes de la laïcité pour mieux encourager les religions à fraterniser entre elles et avec ceux qui leur sont extérieurs, voire étranger ;
— promouvoir le respect des droits et des devoirs internationalement reconnus par les États, en particulier ceux proclamés par la Déclaration universelle des droits de l’homme, afin de concilier valeurs religieuses et valeurs civiques. La cohésion sociale et la fraternité entre les communautés religieuses se construisent sur des valeurs partagées mais aussi sur le sentiment de participer à un cheminement commun. C’est pourquoi l’association CIEUX propose la mise en œuvre d’un dialogue interreligieux préparé par une communauté civique sur la base des droits et devoirs universels. Ainsi que le stipule la Déclaration des Nations Unies sur le droit et la responsabilité des individus, groupes et organes de la société de promouvoir et protéger les droits de l’homme et les libertés fondamentales universellement reconnus, « chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, d’élaborer de nouveaux principes et idées dans le domaine des droits de l’homme, d’en discuter et d’en promouvoir la reconnaissance » (article 7).
1Le premier Cieux local fut crée en 2007 à Paris dans le 11ème arrondissement. La réunion constitutive des Cieux de Paris 11ème s’est tenue le 18 novembre 2007.
Mission des CIEUX
CIEUX est une association qui propose aux communautés religieuses d’un même quartier, de dialoguer avec les personnes de bonne volonté (croyantes non pratiquantes, agnostiques ou athées), après avoir chacune préparé le dialogue. L’originalité de la démarche est donc double : d’une part les non-croyants sont invités au dialogue interreligieux et d’autre part, ce sont les communautés qui dialoguent et non plus uniquement leurs hauts représentants.
Un dialogue de quartier
CIEUX œuvre au « vivre-ensemble », en organisant des rencontres entre les différentes communautés religieuses et civiques d’un même quartier.
interreligieux
Dans chaque localité, ville, cité ou quartier, les rencontres sont préparées par les communautés religieuses y disposant d’un lieu de culte, indépendamment les unes des autres, sans prosélytisme ni syncrétisme. Après quoi, un dialogue intercommunautaire s’instaure, permettant de mieux se connaître et de s’apprécier, dans le respect des différences.
et laïc
Les communautés civiques et religieuses sont porteuses, généralement, de projets éthiques différents mais complémentaires au service du « vivre ensemble ». Les premières se fondent volontiers sur des valeurs universelles et sociales : celles des droits de l’homme. Les secondes se réfèrent plutôt à des termes généraux et moraux : la confiance, le pardon, le courage, la jalousie, la fidélité…. L’association CIEUX s’efforce de concilier ces deux projets éthiques : elle invite à considérer les droits de l’homme non seulement comme des devoirs sociaux envers les autres mais aussi comme des devoirs moraux envers soi-même. Au delà des comportements extérieurs qu’ils régulent et de l’ordre collectif qu’ils garantissent, les droits de l’homme sont des principes de sagesse spirituelle de nature à perfectionner l’intériorité de l’être humain. Il s’agit pour chacun, de prendre conscience du décalage entre son comportement extérieur qui, en apparence, respecte les droits de l’homme et son attitude intérieure qui, bien souvent, les applique par intérêt égoïste, masquant son vrai visage : xénophobie, racisme, peur, haine, sectarisme, médisance, calomnie, indifférence, impiété, orgueil, cruauté, lâcheté, envie, avarice, excès….Le but est d’approfondir le sens éthique des conduites respectueuses des droits de l’homme, à partir de leur fondement religieux et laïque. A cette fin, l’association CIEUX organise avant chaque dialogue interreligieux, une rencontre préparatoire civique ouverte à tous : personnes de bonne volonté croyantes, non pratiquantes, agnostiques et athées.
Création des CIEUX
Le Comité est créé par les communautés partenaires lors d’une réunion de lancement. Il revient à leurs responsables de choisir :
1. le thème, la date, le lieu, l’heure et la fréquence annuelle des rencontres intercommunautaires
2. la date, le lieu l’heure des rencontres préparatoires au sein de chaque communauté
3. le coordinateur des communautés partenaires et
4. la domiciliation de l’antenne CIEUX
(Voir l’annexe 1, « Ordre du jour de la réunion de lancement »).
Esprit des CIEUX
Sans se substituer aux représentants des lieux de culte qui participent aux rencontres sous l’égide de leurs autorités respectives, les CIEUX mettent en œuvre les rencontres dans le respect tant des libertés fondamentales que des Écritures, Traditions et Autorités religieuses. Les intervenants ne sont donc pas des «libres-penseurs» mais des personnes relevant de communautés religieuses et civiques que ce dialogue concernent. Les fidèles des lieux de culte représentent leurs religions respectives et s’abstiennent de manifester publiquement à leur encontre un quelconque désaccord. La démarche initiée dans les CIEUX, loin de prétendre au prosélytisme ou au syncrétisme, a vocation à intéresser, dans un esprit de paix et de dialogue, des personnes de toute origine et de toute croyance.
Inscription au CIEUX
Pour créer un CIEUX local, il suffit d’en faire la demande au Président du conseil d’administration de l’association. Le conseil d’administration en validera la constitution et attribuera au nouveau CIEUX local un site-web pour annoncer ses propres activités.
La demande d’inscription à l’association CIEUX est assortie des informations et des éléments suivants :
• adresse postale et nom du CIEUX local : CIEUX de… (nom du lieu où se déroule les rencontres, ville, cité, quartier). Différentes possibilités existent pour domicilier le CIEUX local : maison des associations, service postal de la mairie, boîte postale, adresse du coordinateur (de son domicile et non de sa communauté) ;
• par religion : adresse du lieu de culte, nom, nationalité, et coordonnées du responsable de communauté
• nom, nationalité, et coordonnées du responsable de la communauté civique
• périodicité des rencontres communautaires préparatoires et des rencontres inter-communautaires
• liste des membres adhérents (signataires de la Charte)
• cotisations (5€ de cotisation annuelle par personne pour les membres adhérents, 20 € pour les membres bienfaiteurs) ;
• Les demandes doivent être envoyées à l’association C.I.E.U.X à l’adresse suivante :
Maison des associations du 11ème arrondissement, CIEUX, Boite n° 47, 8 rue du Général Renault 75011 Paris, France. Émail : contact@cieuxinternational.org. Chaque coordinateur local a la possibilité d’inscrire directement l’antenne CIEUX sur le site-web de l’association : www.cieuxinternational.org. (Voir l’annexe 2, « Charte d’utilisation du site cieuxinternational.org »).
Élection et rôle du coordinateur de communauté
Les coordinateurs des communautés partenaires sont les responsables de communauté ou leurs délégués. Chaque communauté peut en effet choisir son coordinateur parmi ses membres au scrutin secret ou à main levé. Le coordinateur est élu pour trois ans renouvelables. Le coordinateur élu ne peut exercer son mandat qu’avec l’accord de son responsable de lieu de culte ou de son autorité religieuse locale. Si ledit responsable de lieu de culte ou ladite autorité religieuse estime nécessaire de remplacer, en cours de mandat, le responsable de communauté élu, la demande est adressée par écrit au Conseil d’administration de l’association CIEUX, lequel assure alors une médiation pour désigner un nouveau coordinateur. Le coordinateur organise les rencontres préparatoires et veille à en adresser les comptes-rendus aux membres de sa communauté religieuse ou civique, en vue de la rencontre inter-communautaire. Il revient au coordinateur, de transmettre au web-maître du CIEUX local les dates, les programmes puis les comptes-rendus des rencontres préparatoires.
Désignation et rôle du coordinateur d’un CIEUX local
Les CIEUX locaux sont composés, dans leur zone d’habitation respective, des communautés disposant d’un lieu de culte et d’une communauté civique (réunissant les personnes de bonne volonté croyantes, non pratiquantes, agnostiques ou athées). Chaque CIEUX local est coordonné par un comité exécutif dirigé par les responsables de communauté et/ou leurs délégués. Ces derniers sont appelés à être les uns après les autres, coordinateur du CIEUX local. Ils le deviennent à tour de rôle tous les trois ans, sauf s’ils décident à la majorité des 2/3 de donner un nouveau mandat au coordinateur. Leur vote peut être au scrutin secret ou à main levée. Il revient au coordinateur de transmettre au web-maître du CIEUX local les dates, les programmes puis les comptes-rendus des rencontres inter-communautaires, afin de compléter régulièrement l’agenda ainsi que le rapport annuel à l’association CIEUX. Chacun des CIEUX coordonne ses activités de manière autonome et en assume la responsabilité dans sa zone d’habitation. Compte tenu du rôle pionnier reconnu au C.I.E.U.X, les CIEUX locaux font publiquement état de leurs activités au moyen du site-web de l’association et du mini-site qui leur est attribué. Chaque Comité peut ainsi faire part de son expérience et s’enrichir de celle des autres. (Voir les annexes 3 et 4, « Ordre du jour de la réunion annuelle de coordination », « L’agenda du coordinateur local »)
Rencontre préparatoire
Les communautés religieuses et la communauté civique (ouverte à tous), d’une même zone d’habitation, préparent le thème retenu pour leur rencontre, indépendamment les unes des autres et sous la conduite de leurs autorités de tutelle respectives. Pour les communautés religieuses, les rencontres préparatoires se déroulent au sein du lieu de culte. Pour les communautés civiques, les rencontres préparatoires se déroulent dans un lieu public. La rencontre préparatoire se déroule sur une durée d’1h30 à 2h. Elle invite chacun à faire une expérience éthique : rapporter son vécu éclairé par les paroles du Livre Saint (et/ou de leurs Commentaires), dans les communautés religieuses et par les proverbes ainsi que les grands textes humanistes (notamment ceux relatifs aux droits de l’homme), dans les communautés civiques. La rencontre préparatoire permet aux fidèles d’une communauté religieuse de recevoir un enseignement intégré à la pratique du culte, à la cérémonie, à la vie liturgique. Elle évite ainsi la dérive moralisante d’une instruction qui ne serait pas reçue et méditée dans un esprit de prière, d’amitié et de vie fraternelle. La formation dispensée au sein d’une rencontre préparatoire, se démarque aussi d’un enseignement dont l’objectif serait la connaissance, alors qu’il est avant tout une recherche de disponibilité du cœur à l’écoute de la parole. De même, pour les non pratiquants, les agnostiques et les athées, un temps de préparation est nécessaire, afin que chacun se sente prêt à rencontrer l’autre, à dialoguer sans crainte de prosélytisme, à parler des valeurs universelles qui fondent l’Humanisme et la laïcité. (Voir l’annexe 5, « Thèmes des CIEUX »).
Préparation religieuse
La préparation religieuse est organisée par chaque communauté participante dans son lieu de culte et pour ses propres fidèles. Les communautés relevant d’une même religion, sont invitées à préparer ensemble le dialogue inter-religieux. Les communautés partenaires ne sont pas tenues de respecter une même périodicité. Elles peuvent adopter des rythmes différenciés. L’essentiel est qu’elles consacrent au moins une rencontre préparatoire pour chaque rencontre inter-communautaire. (Voir l’annexe 6, « Déroulement de la rencontre préparatoire religieuse »).
Préparation civique
La préparation laïque se déroule dans un lieu public ouvert à tous : personnes de bonne volonté croyantes, non pratiquantes, agnostiques ou athées. De façon à ce que la rencontre civique ne soit pas identique à la rencontre inter-communautaire qu’elle doit préparer, les fidèles de lieux de culte qui souhaitent y participer, dialoguent eux aussi sur la base des grands textes humanistes de la laïcité (dont les droits de l’homme) et des proverbes profanes, tout en citant des proverbes de leur tradition ainsi que d’autres références de leur religion. (Voir les annexes 7 et 8, « Déroulement de la rencontre préparatoire civique » , «Lettre type d’invitation au Maire et aux élus municipaux »).
Rédaction de la communication
La communication du représentant de chaque communauté au dialogue inter-communautaire est mise par écrit ou enregistrée après avoir été présentée lors de la rencontre préparatoire. La communication est ainsi d’abord soumise aux membres de la communauté, qui en reçoivent ensuite une version rédigée pour mieux se préparer à la rencontre inter-communautaire. La communication n’est donc pas le fait d’un orateur doué d’éloquence ou d’un intervenant transmettant sa culture mais d’une communauté religieuse ou civique s’identifiant aux valeurs universelles à travers le vécu de ses membres. Les participants à la rencontre inter-communautaire sont eux aussi invités lors des dialogues en petits groupes, à porter une parole au nom de leur communauté et dans le respect des autres. A cette fin, il est bon que la communication dont ils s’inspirent, contienne les éléments suivants :
• pour chaque communauté religieuse participante :
— l’enseignement donné par le responsable ou le délégué de la communauté ;
— les commentaires des Livres Saints se rapportant au thème.
• pour la communauté civique :
— l’enseignement donné par un membre de la communauté et/ou,
— les commentaires des Textes Saints, des proverbes et des textes humanistes de la laïcité se rapportant au thème ainsi qu’aux comportements respectueux des droits de l’homme ;
— les différents sens donnés au thème : littéral (le sens strict et historique), allégorique (le sens exprimé sous forme imagée), mystique (le sens contemplatif), moral (le sens éthique)…
Rencontre inter-communautaire
Après avoir préparé indépendamment les unes des autres la rencontre, les communautés se réunissent pour dialoguer. La rencontre inter-communautaire commence par les communications des responsables de communauté ou de leur délégué. Les participants se réunissent ensuite par petits groupes constitués, chacun, d’au moins un représentant par communauté partenaire. Avant de commencer à dialoguer, les participants prennent le temps de se présenter (nom, activités, expérience du dialogue interreligieux…) et de nommer un rapporteur pour leur groupe respectif. Les responsables de communauté ou leurs délégués forment un groupe spécifique, dont le rapporteur est le modérateur de la rencontre. Quand le dialogue en petit groupe arrive à son terme, les participants se replacent pour écouter à nouveau les responsables de communauté ou leurs délégués. Les rapporteurs donnent alors un bref compte-rendu (5 min) et posent les questions qui ont été soulevées aux intervenants de la rencontre. Après les remerciements de ces derniers, la rencontre inter-communautaire se termine par un verre de l’amitié. (Voir l’annexe 9 « Déroulement du dialogue interreligieux et laïque »).
Dialogue semi-public
Au terme d’au moins une année d’expérience, quand chaque communauté participant au CIEUX local a accueilli une rencontre, le coordinateur peut aussi constituer un groupe de dialogue interreligieux et laïque. A cette fin, il réunit les coordinateurs des communautés partenaires ou leurs délégués. Le groupe intervient, en accord avec les responsables de communautés, dans des lieux semi-publics à la demande d’établissements scolaires, de maisons de retraite, d’hôpitaux ou de cités situés dans la zone d’habitation du CIEUX local. Des rencontres peuvent ainsi se dérouler dans les établissements scolaires invitant leurs élèves à lutter contre le racisme et la xénophobie, les maisons de retraite proposant une « ouverture sur le monde » à leurs pensionnaires, les hôpitaux souhaitant intensifier les échanges interculturels avec les habitants du quartier ou les cités d’habitation voulant animer le dialogue entre leurs résidents.
Conditions de participation aux CIEUX
Au sein d’un CIEUX, dialoguent les membres des communautés bouddhistes, chrétiennes, hindouistes, juives, musulmanes et civiques. L’association CIEUX organise des dialogues entre les communautés disposant d’un lieu de culte dans une même localité et relevant de confessions officiellement reconnues par les cinq religions universelles : Bouddhisme, Christianisme, Hindouisme, Islam et Judaïsme. Sont considérées comme relevant du Christianisme, les confessions religieuses membres ou associées au Conseil Œcuménique des Eglises. Le Conseil d’administration de l’association CIEUX peut toutefois examiner au cas par cas, les demandes sollicitant la participation d’une autre religion à tel ou tel CIEUX local. Dans une zone d’habitation donnée (localité, ville, cité, quartier…), la participation préalable des six communautés citées (y compris des trois confessions chrétiennes) et l’accord écrit de chacune d’elles formulé par l’autorité compétente, est nécessaire pour que soient associés à leurs activités les fidèles d’une autre religion. Si l’une de ces communautés et/ou confession chrétienne n’existe pas dans ladite zone d’habitation, il convient de solliciter l’accord écrit de l’autorité hiérarchique correspondante la plus proche. En l’absence des ces différents accords officiels, le Conseil d’administration de l’association CIEUX ne pourra valider la participation de la religion intéressée au CIEUX local.
Tout en créant les conditions favorables au dialogue entre religions, l’association CIEUX suscite celles allant à l’encontre du prosélytisme, du syncrétisme et des dérives sectaires. Le fidèle d’une religion qui participerait aux rencontres préparatoires d’une autre, ne saurait impliquer le CIEUX local dont il est membre dans cette démarche. Ce faisant, il s’exclurait lui-même de l’association CIEUX. Les membres élus (administrateurs, coordinateurs…) de l’association CIEUX observent au cours de leur mandat, un devoir de réserve sur les grandes questions d’actualité susceptibles d’interférer dans la vie et/ou la gestion des institutions religieuses et politiques ; les coordinateurs d’un CIEUX local et ceux des communautés partenaires, n’ont pas d’avis public à donner au nom de l’association, à propos des questions cultuelles, politiques, économiques, sociales ou scientifiques, sauf s’ils en reçoivent la demande écrite de l’ensemble des responsables de communautés participants à leur antenne. De même que les CIEUX locaux n’ont pas d’autorité hiérarchique sur les communautés religieuses et civiques qui les composent, l’association CIEUX n’a pas d’autorité hiérarchique sur les CIEUX locaux mais peut dissoudre ceux et considérer comme démissionnaires les membres qui ne respecteraient pas les dispositions de la Charte de l’association. Le conseil d’administration de l’association est également habilité à retirer à un CIEUX local, la gestion du site-web qu’il lui a attribué lors de l’inscription. Les CIEUX qui violeraient un ou plusieurs droits et devoirs énoncés dans la Charte et ceux qui feraient dialoguer des lieux de culte et des communautés assimilés à des sectes par un État démocratique où siégerait un CIEUX local, ne pourraient être membre de l’association CIEUX. (Voir l’annexe 10, « Statuts des CIEUX », article 13 sur le Règlement intérieur).
Signatures
Aucune disposition de la présente Charte, qui sera déposée aux archives de l’Assemblée Nationale, de l’UNESCO et de la Commission des droits de l’homme des Nations Unies, ne peut être interprétée comme constituant une restriction ou une dérogation à un droit énoncé dans la Déclaration universelle des droits de l’homme et dans les Pactes internationaux relatifs aux droits de l’homme.
Les signataires de la charte des CIEUX en partagent les attendus, en reconnaissent les bien-fondés et en respectent les principes. Confrontés à l’échelon local aux défis de sa mise en œuvre, ils s’engagent pour le dialogue ainsi instauré à rechercher les moyens de médiation et les objectifs majeurs de résultats qu’elle sous-tend.
Adhésion en ligne
Procéder à une signature électronique de la charte des Cieux (incluant une inscription en tant qu’utilisateur du site)charte_civique_des_c.pdf [506 Ko]
Modifier l’article id :141
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