Alexandre Vigne :
je ne pense pas qu’une conduite ou une croyance soit juste au seul motif qu’elle appartienne à la tradition d’un peuple. Le relativisme considère comme juste toute pratique ou toute opinion, dès lors qu’elle est acceptée par une société donnée. Le dialogue interreligieux doit, à l’inverse, permettre de discerner la valeur éthique des convictions et des comportements indépendamment des traditions qui les justifient.
je ne pense pas qu’une conduite ou une croyance soit juste au seul motif qu’elle appartienne à la tradition d’un peuple. Le relativisme considère comme juste toute pratique ou toute opinion, dès lors qu’elle est acceptée par une société donnée. Le dialogue interreligieux doit, à l’inverse, permettre de discerner la valeur éthique des convictions et des comportements indépendamment des traditions qui les justifient.
Le pluralisme religieux nous invite à chercher une éthique sociale recevable par tous. Puisque chaque religion exprime les lois naturelles qu’exposent les droits et devoirs universels, le dialogue interreligieux tend à faire émerger une morale naturelle commune. Le dialogue interreligieux ne débouche donc pas sur un relativisme moral mais sur une morale commune en référence à un absolu. Je ne pense pas qu’une conduite ou une croyance soit juste au seul motif qu’elle appartienne à la tradition d’un peuple. Le relativisme considère comme juste toute pratique ou toute opinion, dès lors qu’elle est acceptée par une société donnée. Le dialogue interreligieux doit, à l’inverse, permettre de discerner la valeur éthique des convictions et des comportements indépendamment des traditions qui les justifient. Les grandes religions (Bouddhisme, christianisme, hindouisme, Islam, judaïsme), peuvent d’autant mieux contribuer à ce dialogue interreligieux qu’elles se considèrent universelles. Le fait qu’elles aient chacune des doctrines morales (bien que différentes), les conduit à s’opposer au relativisme éthique. Car selon la morale religieuse, le droit ne se réduit à ce que l’individu revendique pour lui-même, comme le prône l’individualisme. Toutes les religions universelles, estiment que le droit est ce qui est juste et bien pour l’être humain. C’est pourquoi le suicide est un interdit religieux en général car il est un mal pour l’homme. Mais comme des individus le jugent bon pour eux, le droit au suicide est reconnu par certains États. Ce ne sont pas des groupuscules néo-nazis qui sont à l’origine du retour de l’eugénisme et de l’euthanasie dans le débat public : ce sont de simples citoyens qui revendiquent, pour eux-mêmes, le droit au clonage et le droit au suicide. Paradoxalement, l’individualisme peut devenir anti-démocratique. L’individu-roi mène insidieusement au roi des individus : le surhomme qui décide de la vie et de la mort. Loin de cette vision cauchemardesque, CIEUX invite les fidèles des lieux de culte et les citoyens à œuvrer ensemble au respect des libertés fondamentales et à la promotion des comportements civiques, par un dialogue pédagogique, ouvert et confiant. CIEUX les encourage à montrer que le pluralisme religieux de nos sociétés libérales comporte une unité morale : les religions développent les même vertus. De plus, le lien d’amitié vécu au sein des communautés religieuses peut s’étendre au-delà , à l’ensemble de la société. Car les droits de Dieu ne s’opposent pas aux droits de l’homme.
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Le pluralisme ne mène-t-il pas au relativisme ?
Le pluralisme ne mène-t-il pas au relativisme ?

