Alexandre Vigne :
honnêtement, il n’est pas besoin d’avoir reçu une révélation particulière pour apprécier la valeur morale des dix Commandements : ne pas tuer, ne pas voler, ne pas commettre d’adultère, honorer ses parents…
honnêtement, il n’est pas besoin d’avoir reçu une révélation particulière pour apprécier la valeur morale des dix Commandements : ne pas tuer, ne pas voler, ne pas commettre d’adultère, honorer ses parents…
Certes, je le reconnais, pour que les Dix commandements aient aussi valeur de loi tant auprès des autres religions que de ceux qui leur sont étrangers, il fallait en extraire dix droits et devoirs universels. Il s’agissait en conséquence, de « laïciser » les Dix commandements de la Torah afin qu’ils deviennent des principes communs à toutes les religions et à tous les citoyens, croyants ou non. De fait, à chaque Commandement peut correspondre un droit civil, politique, économique ou social. Par exemple, le Dixième commandement, « Tu ne convoiteras rien de ce qui est à ton prochain » (Dt 5,21) se rapporte au « droit de l’individu à la liberté » (Déclaration des droits de l’homme des Nations Unies). En effet, la liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas aux autres. De même, le Sixième commandement, « Tu ne tueras pas » (Dt 5,17) s’élargit au « droit sacré à la paix » contenu dans la Déclaration des Nations Unies sur le droit des peuples à la paix. Ou encore, le Cinquième commandement « honore ton père et ta mère » (Dt 5,16) s’étend au « devoir de promouvoir l’amour envers l’homme et son œuvre créatrice » (Déclaration des Nations Unies concernant la promotion parmi les jeunes, des idéaux de paix, de respect mutuel de compréhension entre les peuples). Au final, dix droits et devoirs internationaux ont été identifiés comme étant les équivalents laïques des Dix commandements révélés à Moïse.


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Quelle peut bien être, en dehors des religions, la validité d’une morale dérivée des dix Commandements ?
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