dimanche 21
juin 2009
posté le 25/1/2011 par Cieux de Paris 11ème
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Dialogue intercommunautaire du dimanche 21 juin 2009 — Thème : Le respect des parents
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Dialogue intercommunautaire du dimanche 21 juin 2009 — Thème : Le respect des parents
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Dialogue intercommunautaire du dimanche 21 juin 2009 — Thème : Le respect des parents
Dialogue intercommunautaire du dimanche 21 juin 2009 — Thème : Le respect des parents
organisé par Cieux 11
Paris 11ème, Notre Dame d’Espérance – 47 rue de la Roquette
Intervenants au dialogueCheikh Ahmed, imam de la mosquée Omar
Hichem Bakri, porte-parole de la mosquée Omar et de la Fédération de mosquées Foi et Pratique, Secrétaire général-adjoint de CIEUX
Rabbin Elie Ebidia, de la synagogue Abravanel
Rabbin Gabriel Hagaï, vice-président juif de l’association CIEUX
Pasteur Vincens Hubac, membre du Conseil national de l’Eglise Réformée de France et pasteur de la paroisse Le Foyer de l’Ame
Jacques Lefort, responsable de la communauté laïque de CIEUX M. Alexandre Vigne, Président de l’association CIEUX
Serge Benhaïm, actuellement en Israël, est excusé.
Alexandre Vigne
C’est Serge Benhaïm qui avait choisi le thème.
A Paris, il y a un divorce sur deux mariages. L’association CIEUX permet de dialoguer entre confessions différentes. CIEUX tient compte de la diversité et de l’évolution de notre société.
Rabbin Elie Ebidia
Le respect des parents. Il faut partir du 5ème commandement « tu honoreras ton père et ta mère ». Il y a une double dimension. Dans la lettre du Lévitique, il est dit : « Ta mère et ton père tu craindras ». l’honneur, c’est l’une des premières dimensions du rapport aux parents. Il faut honorer celui qui donne des repères. C’est grâce à un RE PERE que l’on peut se construire.
Comment honorer celui qui vient me dire la loi ? Comment craindre celui qui est à ce point proche, qui est à ce point aimant ? Avec la mère on a plus de facilité. Poser cette notion de l’honneur et« de la crainte, sans que cela soit terreur ou absence d’amour.
Pourquoi faut-il un commandement ? En a-t-on besoin ? Qui n’aime pas ses parents ? Qui n’honore pas ses parents ? Comment imaginer qu’on n’aime pas ses parents ?
Le Talmud dit que le premier grand représentant de l’amour des parents, c’est Esaü. Il est l’homme d’une certaine violence. Jamais personne n’a autant honoré son père que lui. Finalement, le sentiment premier de l’amour des parents pouvait se passer de l’injonction religieuse.
La première partie des commandements parle essentiellement des relations avec Dieu. La deuxième partie porte sur la relation aux autres. Le 5ème commandement est dans une position intermédiaire, en situation de lien. Dans la tradition juive, il est dit la façon dont les parents doivent considérer leur rôle et la façon dont les enfants doivent les percevoir. Faire grandir vers Dieu. Les parents sont un pont pour les amener de la vie matérielle à un monde spirituel. Se sentir redevable d’une dette, être reconnaissant pour le bien qui lui a été fait, l’amour des parents vers plus haut, une transcendance. il y a trois associés dans la vie d’un homme : l’homme, la femme et DIEU.
ESAU servait son père en mettant des habits de roi mais il disait : »J’attends que les jours de mon père soient finis et je tuerai Jacob« . il n’était pas sensible à la dimension transcendante de l’absolu des valeurs. La vision de ses parents était horizontale. Dans toute relation à des parents, il doit y avoir une attention à l’autre et aussi une attention à Dieu.
Que se passerait-il si le père avait enjoint à son enfant de faire quelque chose et que la mère demanderait autre chose ? Cela poserait un problème à l’enfant, ce qui peut se passer aujourd’hui, quand les couples se déchirent, si deux choses totalement contraires sont demandées. Si le père qui n’est plus là disait »je ne veux pas que tu épouses telle personne« et que la mère dise le contraire, que faut-il respecter ? La réponse est qu’il faut écouter la parole qui n’est plus là , ce sera une relation de l’ordre du transcendant. Derrière tout parent, il y a ouverture à une morale.
J’ai une réalité en face de moi : mon prochain. C’est celui qui montre les valeurs. Etre conscient de la dimension des valeurs. Actuellement, on oublie de donner à manger spirituellement à nos enfants. On ne doit pas chercher à leur donner seulement une situation matérielle (une réussite matérielle)
La voix de Dieu qu’a entendu Moïse a dû être la voix de son père.
Comme être lien entre le monde matériel et le monde spirituel ? J’enseigne à des adolescents. Ils cherchent quelqu’un à qui perler. »Qui me donnera des valeurs auxquelles j’ai envie de croire ? «
Honore ton père et ta mère jusqu’à la limite de tes propres valeurs. Si ton père te demande de mal agir, tu dois refuser. Il doit y avoir une invitation à quelque chose de grande qui vienne de ses parents.
Alexandre Vigne
La notion du respect des enfants à l’égard des parents. Actualité des commandements reçus par Moïse il y a 3 000 ans. Aujourd’hui, où l’individualisme triomphe, il est bon de rappeler cela.
Avant de donner, il faut avoir reçu des parents.
Rabbin Gabriel Hagaï
Comment se fait-il que la Torah dit »Respecte ton père et ta mère« puis »Crains« ? Le respect naturel de l’enfant va vers la mère, mais l’enfant craint plus naturellement son père.
Si je respecte ce commandement, j’ai une rétribution : j’ai une relation avec mon Dieu. Il n’y a pas de limite dans le respect des parents.
En tant que parent, on pourrait abuser de ce commandement, mais on enseigne le jeune selon son chemin à lui. Dieu nous prête les enfants et nous, on doit les amener à bien ; ne pas essayer de les transformer comme on aurait voulu qu’ils soient. Il faut être pour eux les parents qu’on aurait voulu avoir.
Alexandre Vigne
Cheikh Ahmed a préparé la rencontre avec sa communauté mercredi dernier.
Cheikh Ahmed, traduit par Hichem Bakri
Je vais parler de trois histoires qui se sont passées.
A l’époque du prophète Moïse, il y avait un homme très pieux. Sa mère était âgée. Il a nettoie, la met au lit et elle, prie pour lui depuis 40 ans. Elle répétait cette prière : »Dieu, fais que mon fils rentre au paradis avec le prophète Moïse« .
Moïse a demandé à Dieu qui serait son compagnon au paradis. Dieu lui répond : »Va dans telle boucherie et l’homme qui y est sera ton compagnon au paradis« . Quand l’homme pieux a fait la connaissance de Moïse, il ne savait pas que c’était le prophète. Il l’a invité mais, à un moment, il lui a demandé de l’attendre 10 minutes. C’était pour aller s’occuper de sa mère comme d’habitude ; il lui a mis du parfum sur la tête et sur les pieds et l’a amenée. Quand Moïse lui a demandé qui c’était, l’homme lui a répondu avec fierté : »C’est ma mère« . Alors le prophète a demandé : »Fait-elle des prières ?« ; »Oui« et que demande-t-elle ? …. Ainsi les prières de cette femme ont pu être exaucées.
Revenons à l’histoire des chrétiens par rapport à la mère en parlant de Jésus. Une fois né, Jésus a toujours soutenu sa mère jusqu’au bout.
A l’époque de l’ imam X… l’un des savants musulmans, un jeune homme avait ce problème et lui en parle : ma mère demande que je reste et mon père veut que je voyage en Jordanie. »Dans ce cas là , il faut obéir à ta mère et ne pas fâcher ton père« . Le soir même, il a commencé à prier Dieu pour qu’il l’aide à résoudre ce problème. Le lendemain, son père lui a dit »tu n’as pas besoin de venir« et sa mère : »je n’ai pas besoin de toi« . Et là , le jeune homme a pu faire ce qu’il voulait.
Dieu a donné beaucoup de valeur aux parents. il les a réunis en son Nom. Il faut être témoins avec ses parents. il a associé les parents avec Son Nom. La mère fait beaucoup de sacrifices pour l’enfant et c’est à nous d’être reconnaissants. On est tous de la même mère et du même père. on devrait tous appliquer la reconnaissance envers les parents.
Vincens Hubac
Je voulais parler de trois textes de la nouvelle Alliance.
Je m’inscris dans tout ce que vous avez dit.
Paul, dans son épître aux Ephésiens, chapitre 5 et 6, écrit : »Femmes, soyez soumises à vos maris, mais vous les maris aimez vos femmes« . Puis : »Enfants, obéissez à vos parents, mais vous, parents, n’énervez pas vos enfants« . »Et vous, les maîtres, soyez justes avec vos esclaves« .
L’apôtre n’est pas un sociologue ; il prend la société telle qu’elle est. Il y a l’autorité du père et l’esclavage est normal dans le monde romain. On savait faire marcher la machine à vapeur mais comme on avait des esclaves pour s’en occuper, on n’a pas eu l’utilité d’écrire à ce sujet. Ces paroles devraient être mises dans toutes les écoles. Cela doit marcher dans les deux sens.
L’histoire du fils prodigue. Un homme avait deux fils. Le plus jeune, un jour, vient trouver son père pour lui demander sa part d’héritage. Il part et dépense tout son argent. il survint une grande famine ; il gardait les cochons. (désolation). Il se disait : »Je voudrais bien me nourrir avec les gousses que mangent ces animaux mais je n’ai pas le droit d’y toucher. Chez mon père, les serviteurs sont mieux traités. Je vais rentrer et lui dire : « Père, j’ai péché contre le ciel et contre toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Prends-moi comme l’un de tes serviteurs ».
Son père l’attends au seuil de la maison et l’accueille. Dans le tableau de Rembrandt, le fils prodigue est à genoux devant son père. Dans le dos du fils, on voit les mains du père, l’une est masculine, l’autre est féminine (le couple est là ). Le fils rentre en lui-même : « Je ne suis pas digne de cet homme là ». Le père, par son attitude, permet au fils de se convertir.
Le deuxième fils, voyant la fête, n’est pas content et dit à son père : « Je suis resté tout le temps avec toi et tu n’as jamais fait la fête ». Le père lui répond : « tout ce qui est à moi est à toi ».
Dans cette relation parent-enfant, il y a écoute de l’enfant, on l’écoute selon son âge. Dans cette parabole, il y en a un qui s’en va et qui utilise l’apprentissage de la liberté. Mais une vie pleine est faite d’un choix conscient qui fait l’adulte. Cette liberté ne cesse pas complètement les liens. Le fils pense au père ; le respect que son fils à pour lui ! La famille est le milieu où peut s’exercer la compréhension de l’autre. Il ne faut pas que l’amour soit fusionnel : altérité et distance sont nécessaires. Il y a l’amour du père sui est tout à fait extraordinaire, qui écoute, qui accueille et qui donne.
Apprentissage du nom. Dieu n’aime pas être nommé. Le n om de l’enfant qui est choisi par les parents est souvent celui d’un ancêtre. j’ai le nom d’un arrière-grand-père. La filiation est très forte, l’amour qui conduit à al disponibilité du père. Au début, l’enfant est fils et, à la fin, il y a deux frères : « C’est ton frère qui est revenu à la vie ». Ce n’est pas mon fils, c’est ton frère. Il faut que la relation avec l’enfant soit fondée sur cette liberté et l’amour. Le fils qui est à moi devient le frère de l’autre. Paul dit : « Enfant, obéissez à vos parents car vous avez confiance ». il n’y a pas des ordres qui soient donnés par les parents à leurs enfants ; ce sont des paroles qui sont dites.
Alexandre Vigne
Il est important que des non-croyants puissent dialoguer. ils ont donc aussi une communauté parmi nous. La préparation se fait sur la base des Proverbes. Jésus en utilisait.
Jacques Lefort
Je suis le représentant de la communauté laïque. Ceux qui ont envie de discuter peuvent venir le faire à travers des textes qui ne sont pas religieux. Nous nous sommes réunis la semaine dernière et il y avait autant de croyants que de non-croyants. Nos réflexions s’articulent en deux axes :
1- la notion d’altérité
Pourquoi d’bord considérer comme essentiel pour une société stable de respecter ses parents ? Avoir la notion que l’on n’aime pas faire ce que nous ne voudrions pas que l’on nous fasse. Cela passe par le respect pour soi-même.
Nos parents nous donne notre image par la façon dont ils nous traitent. Johnny Halliday disait hier soir « Les chiens ne font pas de chats comme la sagesse populaire nous l’a appris ». Mais aussi « à père avare, fils prodigue ». L’enfant perçoit sa propre image avec l’aide de ses parents. « chat timide fait souris effrontée » : par réaction, on fait l’inverse. par reproduction, on donne une image négative de ses parents. par ricocher, il apprendra à respecter ses voisins puisqu’il sait ce qui est bon pour lui. Les nazis ont refusé de voir le visage du Juif pendant les massacres.
2- la symétrie
il est important que les parents respectent leur enfant. « L’enfant haï ne sera jamais beau ». Si l’enfant n’est pas respecté, il deviendra un danger pour la société.
On a l’impression que le monde adulte ne respecte pas l’enfant. Celui-ci est persécuté. Le respect de l’enfant passe par le devoir de l’éducation. l’amour de l’enfant n’est pas équivalent de celui des parents. On peut se demander : « Si je suis un peu dur avec lui, est-ce que je ne vais pas me faire haïr par mon enfant ? ». Il faut donner à l’enfant les limites qui lui permettront de grandir : « Qui sait se montrer ferme mais juste… ». « Les parents nous ont appris à parler et le monde à nous taire ». prendre une juste place. Besoin de savoir réprimer ses élans. Dans ma vis professionnelle, l’éducation de mes parents m’est utile.
Une femme se rendait la matin à al boulangerie et achetait six petits pains. Pourquoi six, lui demande-t-on ? Elle répond : « j’en achète deux pour moi, deux pour mes enfants et deux pour mes parents ».
Alexandre Vigne
Nous avons des parents, des amis, qui ont perdu la foi : ils pourraient participer à la communauté laïque.
Nous avons vu le film « tellement proches ». Dans la famille, on apprend à dialoguer, à transmettre des valeurs.
Remontée des carrefours
1er carrefour
Responsabilité des enfants quand ils sont adultes et que les parents sont âgés : le problème que nous avons connu lors de la canicule. respecter son père et sa mère, ceci à tous les âges.
Grande responsabilité des parents vis-à -vis de leurs enfants. L’éducation des trois sept : de sa naissance aux trois âges (enfance, adolescence, jeune adulte). Donner l’amour. A l’âge adulte, les enfants deviennent les amis des parents.
Dans le judaïsme, on profite de l’enfance pour remplir l’esprit. Honore ton père et ta mère afin que ce soit bon pour toi. Mais pour que cela soit bon pour toi dans un monde de toute bonté (c’est-à -dire le monde à venir) et que tu aies longue vie. Il n’y a pas de récompense dans ce monde.
Il y a une différence entre aimer et honorer ses parents. On nous demande d’honorer ses parents. Si on les aime, on doit les honorer. Il y a des circonstances où on ne peut pas les aimer. Et si on ne les aime pas, on doit quand même les honorer.
2ème carrefour
on s’interrogeait sur le problème de la transmission, du devoir, de l’obligation et du plaisir. Qu’est-ce qu’on transmet ? Est-ce qu’on savait ce que l’on transmettait ? On a constaté que, dans notre société, il y avait une perte des valeurs que l’on ressentait tous. Dans sa famille, il y avait un souci pour les enfants de prendre soin des parents et un exemple entre générations qui était différent de e qui se vit dans la société actuelle et on s’est intéressé sur le devoir. Le jeune génération insiste plutôt sur les droits. Le devoir, s’il est vécu de l’intérieur dans l’amour, est plutôt une source de joie et de bonheur dans la relation.
3ème carrefour
réflexion sur la place du père et de la mère car éclairage du sikhisme : finalement, un père est celui de tous les enfants sikhs : pas de discrimination entre les enfants.
Cela pouvait se rapprocher de la religion juive où le père est celui qui apprend à l’enfant.
Dans le sikhisme, il y a une religion particulière entre l’enfant et le père avec le karma ; l’enfant est initié. Cela remet en question la relation que l’on connaît. Dans le christianisme, on a donné, en dehors du père et de la mère, un compère et une commère afin que ce qu’il ne trouve pas dans les parents, l’enfant le trouve auprès d’eux.
L’éducation ne doit pas être faite exclusivement par les parents. Il est écrit que Dieu nous aimait avant même de nous créer. De même, un père et une mère aiment leurs enfants avant qu’ils ne soient là . En parallèle, nous sommes les enfants de Dieu. Les relations sont de même nature que les enfants avec leur famille. Il y a un lien transcendant entre les enfants, les parents et la Création.
Rabbin Gabriel Hagaï
Prière : Que Dieu nous aide à être de bons parents, de bons citoyens et, surtout, à montrer l’exemple.
Hichem Bakri
On devrai travailler davantage et ensemble pour aider les parents et être à la hauteur que Dieu attend de nous dans notre responsabilité envers les personnes âgées. Soyons tous solidaires dans le bien.
Alexandre Vigne
Hammadi souhaite se joindre à nous avec ses enfants afin de leur montrer que lui-même s’ouvre.
Nous avons une responsabilité particulière dans la société, nous croyants des trois religions, dans l’affirmation des valeurs auxquelles nous croyons.
Kudrat Singh
La transgression fait aussi partie de l’ouverture à l’inconnu
Alexandre Vigne
La prochaine rencontre intercommunautaire pourra cette fois être accueillie par la synagogue Abravanel.
1er carrefour
Participants : Hichem, Michel, Gabriel, René, Françoise et Solange
- IL y un mot qui est utilisé : le mot « crainte ». Dieu n’a pas à nous faire peur.
- La crainte, c’est une mauvaise traduction : c’est plutôt le respect que la peur d’une punition. On est comme devant un roi très puissant : on est là devant sa grandeur.
- Honorer, c’est à la fois moins aimer mais plus qu’aimer. On ne le ressent pas ; cela peut être très passif. On peut aussi honorer ses parents sans les aimer puis s’éloigner d’eux à l’adolescence. il y a un devoir.
- la reconnaissance
- On peut avoir des parents qui sont à l’opposé de nos valeurs ou avoir le même regard pour la vie. Dans l’Islam, il y a beaucoup de proverbes :
Dieu a dit : « Priez-moi et faites du bien à vos parents. S’ils deviennent âgés, ne les offensez pas. Soyez cléments avec eux ». C’est grâce aux parents qu’on a commencé à pousser. Dans l’Islam, personne ne pourra entrer au paradis si les parents sont fâchés contre la personne. Il y a un prophète qui a donné une sourate entière à son fils en lui disant comment il devra se comporter. Dans l’éducation, il y a « les 3 sept » : l’éducation à 7 ans, celle à 14 ans, celle à 21 ans. Que dieu les dirigent dans le droit chemin. il existe de nombreux livres. Dans l’Islam, les péchés sont précisés mais tout le reste est libre.
- La catéchèse dit : paroles de vie. Transmettre la vie. Transmettre la parole de Dieu, cette parole qui nous fait vivre à travers ce que recherchaient nos parents pour nous.
- La réception des commandements a-t-elle été intégrée dans l’Islam ?
- Il ne faut pas mentir, par exemple. Les commandements sont cités à travers plusieurs sourates.
- On a une liste de commandements, par exemple accueil de l’autre, de l’étranger ; donner la charité au pauvre ; honorer ses parents. « Le capital est gardé dans le paradis et l’usufruit est mangé dans ce monde ». pour certains commandements, on a un profit dans ce monde.
Revenons au respect du père et de la mère. Nous avons eu un sage qui racontait l’histoire suivante. Un père demande à son fils : « Il y a un nid dans l’arbre ; amène-moi les Å“ufs ». L’enfant y est allé, s’est fait piqué par un serpent et en est mort. Le père a laissé la religion car il a perdu la foi mais a continué d’enseigner. il est devenu impie mais il disait : « Ne vous inquiétez pas. Je sais pendre le fruit et laisser l’écorce ».
Le fils peut donner du mérite au père. La faute du frère ne retombera pas sur le fils. Le père ne peut prendre la faute du fils.
- La même chose se dit dans l’Islam. « Le bien que tu faisais serait suffisant pour trois ». un endroit que tu as à construire, un savoir à transmettre, un enfant pieux qui demande à Dieu la clémence ou qu’il enlève les péchés après la mort. L’enfant peut racheter les péchés de ses parents.
- L’éducation, c’est le rôle des parents. Il y a commandement et liberté. Dans l’éducation, il y a à favoriser le discernement pour que l’adolescent se construise : c’est l’âge de l’appropriation et du rejet.
- Il y a des psychologues qui ont fait des études. L’adolescent peut avoir sa personnalité. A 14 ans, c’est l’âge le plus dure. Avant, il faut donner de bonnes b ases à l’enfant : avoir une personnalité assez forte, savoir faire la différence entre le bien et le mal.
- Le commandement de l’éducation revient au père.
Dans la communauté, on a d’abord institué l’école obligatoire à partir de 14 ans, puis ayant vu que c’était impossible à cet âge, on a abaissé le début à 6, 7 ans. L’enfant est alors un parchemin qui absorbe bien ce qu’on lui apprend. J’ai créé une école à Jérusalem. on apprend du « par cÅ“ur » mais il faut meubler, sinon il n’y a rien ; c’est très important d’avoir un bagage. Il faut montrer l’exemple, donner des limites puis remplir au maximum et, après, c’est l’enfant qui choisit.
-il y a une tendance actuelle à demander à l’Education nationale de remplacer les parents.
- il y a assez d’influence dans l’école.
-Ce qui est grave, c’est quand ils n’apprennent rien ; il y a trop d’élèves par classe.
-Dans le christianisme, il y aussi la rupture entre les enfants et leurs parents. Jésus dit « ma mère et mes frères, ce sont les gens avec qui je suis maintenant ». Il enseigne à faire la part des choses, ne pas privilégier l’amour pour les parents par rapport à celui pour Dieu. suivre Dieu.
-Il y a actuellement beaucoup de parents délaissés. Des personnes âgées sont dans des maisons de retraite sans que les enfants ne les visitent. Ce n’est pas le hasard, nos jeunes ont été écartés de l’éducation. on ne peut pas tolérer cela dans l’Islam. on ne doit pas demander une récompense dès maintenant. On a tous des épreuves, on est tous mortels. « Soyez cléments avec vos parents ».
Thème
Le respect des parents






